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Le Premier ministre François Bayrou a répondu « non » à un retour de l’âge de départ à la retraite à 62 ans, contre 64 ans dans la loi actuelle s’attirant les foudres du RN, PS, LFI et de la CGT.
La situation internationale s’invite dans les débats autour des retraites. François Bayrou, qui s’exprimait dimanche sur France Inter, a indiqué qu’un retour de l’âge de départ à 62 ans n’avait pas ses faveurs, en raison du contexte géopolitique. « Je ne crois pas que la question paramétrique, comme on dit, c’est-à-dire la question de fixer un âge unique pour tout le monde, soit la seule piste », a ajouté le chef du gouvernement.
« C’est scandaleux, » a affirmé le négociateur de la CGT sur les retraites Denis Gravouil à l’AFP, en estimant « qu’on ne peut pas faire confiance à François Bayrou. » « Le conclave est fini. Bayrou dit non à l’abrogation de la retraite à 64 ans » , a réagi sur X le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon, dénonçant un « foutage de gueule ». Le député socialiste Jérôme Guedj, fer de lance de son parti sur la question des retraites, a critiqué sur le même réseau « une faute » et « un mépris pour les partenaires sociaux. » Le vice-président du RN Sébastien Chenu a lui aussi jugé que cette sortie signifiait la fin du conclave, sur BFMTV, estimant que cela ne plaidait pas en faveur d’un maintien durable de François Bayrou à Matignon.
Le conclave est fini. Bayrou dit non à l’abrogation de la retraite à 64 ans… à cause de Trump et Poutine. Foutage de gueule. https://t.co/MYZsZKO8TM — Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) March 16, 2025
Le secrétaire adjoint de la CFDT Yvan Ricordeau a lui souligné que « c’est le même Premier ministre qui a décidé d’un conclave ou tous les sujets seraient ouverts, y compris l âge de départ à la retraite. » Il« a ensuite clairement indiqué vouloir laisser la main aux partenaires sociaux. Il se contredit donc deux fois au risque de torpiller les discussions », a-t-il ajouté. « La CFDT rencontre le Premier ministre ce mardi, ce rendez-vous sera l’occasion d une véritable clarification », a assuré le responsable.
La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon a aussi défendu samedi dans Ouest-France les concertations sur les retraites, les jugeant « utiles et nécessaires ». Elle a également dénoncé le débat, sur fond de guerre en Ukraine et de menace russe, visant à instaurer la primauté de l’économie de guerre sur les dépenses sociales, qu’elle considère comme « très opportuniste ».