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Le vote intervient alors qu’Israël reprend sa guerre brutale contre la bande de Gaza, tuant au moins 420 personnes en moins de 24 heures.

(Crédit photo : Maersk)

Les actionnaires du géant danois du transport maritime Maersk s’apprêtent à voter le 18 mars en faveur d’une proposition visant à cesser les livraisons d’armes à Israël tant que ce dernier mènera la guerre contre Gaza.

Ce vote intervient alors qu’Israël a repris sa campagne génocidaire contre la bande de Gaza, tuant plus de 420 Palestiniens depuis mardi matin.

Les transferts d’armes vers Israël sont « en violation des conventions internationales, en supposant que l’équipement militaire, les armes et les composants ont été utilisés dans les opérations de l’armée israélienne où les conventions internationales sont violées », a déclaré l’actionnaire Zen Donen à l’AFP.

Pourtant, le conseil d’administration de la compagnie maritime ne soutient pas la proposition.

« Les prémisses de la proposition ne sont pas correctes, car la société ne transporte pas d’armes vers Israël », a déclaré la société, bien que des rapports d’enquête récents publiés dans les médias danois affirment le contraire. Ces rapports montrent que Maersk a expédié des véhicules de combat blindés et d’autres matériels militaires à Israël.

Le groupe d’activistes Eko a rédigé sa propre proposition exigeant la transparence de l’entreprise, proposition que le conseil d’administration de Maersk a également rejetée.

Le Danemark n’a pas mis en place d’embargo sur les armes limitant les livraisons d’armes à Israël, comme l’ont fait d’autres pays européens.

Les experts des Nations unies ont récemment appelé les pays à imposer des interdictions sur les exportations d’armes vers Israël.

Tous les États doivent « assurer le respect » du droit international humanitaire par les parties à un conflit armé, comme l’exigent les conventions de Genève de 1949 et le droit international coutumier. Les États doivent donc s’abstenir de transférer des armes ou des munitions – ou des pièces détachées – si l’on peut s’attendre, compte tenu des faits ou des comportements passés, à ce qu’elles soient utilisées pour violer le droit international », ont déclaré les experts de l’ONU à la fin du mois de février.

« La nécessité d’un embargo sur les armes à destination d’Israël est renforcée par l’arrêt de la Cour internationale de justice du 26 janvier 2024, selon lequel il existe un risque plausible de génocide à Gaza, et par les graves préjudices subis par les civils depuis lors », ont-ils ajouté.

Les navires de Maersk transportant des marchandises vers les ports israéliens ont été pris pour cible par les forces armées yéménites l’année dernière dans le cadre du blocus pro-palestinien de Sanaa. La compagnie a alors dû faire face à une baisse importante de ses bénéfices en raison de coûteux réacheminements.

Les FJA ont récemment annoncé leur décision de reprendre les attaques contre tous les navires israéliens en mer Rouge, dans le détroit de Bab al-Mandab et dans le golfe d’Aden, en réponse aux violations du cessez-le-feu par Tel-Aviv et au blocage de l’aide à Gaza.

Ces mesures ont provoqué de violentes attaques américaines contre le Yémen, auxquelles les Forces armées yéménites ont répondu en prenant plusieurs fois pour cible le porte-avions USS Harry S. Truman.

Le vote des actionnaires de Maersk coïncide avec une campagne brutale de frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza.

Selon le directeur de l’hôpital Al-Shifa de Gaza, les blessés palestiniens meurent « toutes les minutes » en raison d’un manque cruel de ressources médicales.

The Cradle