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Chine, Donald Trump, Iran, produits pétroliers, sanctions secondaires
Moon Of Alabama

Cela va être amusant :
Le président Trump a annoncé des sanctions secondaires, c’est-à-dire l’interdiction de tout échange commercial avec les États-Unis, pour tout pays qui importe du pétrole ou des produits pétroliers d’Iran.
Il s’agit d’un nouveau coup de cliquet dans le jeu des sanctions. Les dernières, il y a environ six semaines, n’ont pas eu d’impact sérieux :
Le renforcement des sanctions américaines sur les flux de pétrole iranien dans le cadre de la campagne de pression maximale renouvelée de l’administration Trump a créé le chaos dans les exportations de pétrole iranien vers son plus gros acheteur, la Chine.
Toutefois, les exportations iraniennes vers la Chine, qui achète environ 90 % du pétrole de la République islamique, se poursuivent car les négociants et les intermédiaires réorganisent les flux de pétroliers et augmentent les transferts de navire à navire, en particulier au large de la Malaisie, selon les analystes qui suivent les navires.
Les dernières sanctions américaines ont réussi à perturber les échanges, le nombre de pétroliers non sanctionnés étant en baisse constante. Mais les exportations de l’Iran vers la Chine se poursuivent à un rythme similaire à celui des derniers mois…
Les sanctions initiales « à pression maximale » visaient uniquement l’Iran :
L’administration Trump […] cherche activement à faire s’effondrer ces exportations – actuellement estimées à 1,5 million de bpj-1,6 million de bpj – en accentuant la pression sur le système financier et les gouvernements de la région, qui soutiennent les efforts d’exportation de pétrole de l’Iran et la collecte de recettes pétrolières.
« Nous fermerons l’accès de l’Iran au système financier international en ciblant les parties régionales qui facilitent le transfert de ses revenus. Le Trésor est prêt à engager des discussions franches avec ces pays », a déclaré le secrétaire d’État Bessent à l’Economic Club de New York la semaine dernière.
« Nous allons fermer le secteur pétrolier et les capacités de fabrication de drones de l’Iran.
Cela n’a pas fonctionné comme prévu. Les nouvelles sanctions secondaires visent le meilleur client de l’Iran : la Chine.
Je ne doute pas que la Chine, malgré la menace de sanctions secondaires, continuera à acheter du pétrole à l’Iran.
M. Trump a déjà dû exclure les pièces automobiles et d’autres produits irremplaçables des droits de douane très élevés qu’il avait imposés sur les produits en provenance de Chine. Des exemptions sont également prévues pour les précurseurs et les produits pharmaceutiques. Les soins de santé américains dépendent de ces produits en provenance de Chine.
Comme il est peu probable que la Chine cède, les sanctions secondaires liées à l’Iran rendront ces exemptions sans objet. Le plus amusant dans tout cela, c’est que Trump devra battre en retraite dès que les résultats de ses fanfaronnades menaceront de nuire à l’économie américaine.