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Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés) a redit, lundi matin, être partisan de davantage de sanctions contre Israël. « En ce qui me concerne, je plaide pour davantage de sanctions », mais il n’y a pas d’unanimité à ce sujet au sein du gouvernement, a-t-il dit dans l’émission De Ochtend sur la VRT.

Belga

Maxime Prévot
Conflit israélo-palestinien: Maxime Prévot se dit à nouveau partisan de davantage de sanctions.

Maxime Prévot est notamment revenu sur les déclarations des organisateurs de la manifestation de soutien à Gaza qui a réuni, hier/dimanche, des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Bruxelles. Ces derniers ont demandé un embargo sur les ventes d’armes à Israël en plus des sanctions économiques. Selon le ministre des Affaires étrangères, la Belgique fait déjà beaucoup et un embargo sur les armes existe déjà. Il a également rappelé que la Belgique demande davantage de sanctions. « Mais franchement, ce n’est pas la petite Belgique qui fera plier Israël », a-t-il déclaré.

La Belgique pourrait toutefois faire davantage car malgré l’embargo sur les armes, elle continue à entretenir des relations commerciales avec les entreprises de défense israéliennes, a néanmoins admis Maxime Prévot. « Mais ce n’est pas un secret qu’il y a aussi des sensibilités différentes au sein du gouvernement fédéral. En ce qui me concerne, je demande davantage de sanctions. Tous les membres du gouvernement réclament également des sanctions contre les colons violents, les dirigeants du Hamas et les deux ministres d’extrême droite Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir. Peu de ministres européens des Affaires étrangères ont fait des déclarations aussi fortes sur le génocide. Il y a des signes clairs, mais je comprends que ce soit frustrant », a-t-il indiqué.

Le ministre des Affaires étrangères a encore évoqué les difficultés à trouver un consensus au sein du gouvernement sur des actions concrètes, pointant au passage la N-VA et au MR. « Sur le plan humain, c’est difficile. Mon sentiment personnel est clair en ce qui concerne la situation à Gaza. Mais nous devons nous battre au sein du gouvernement pour nous assurer que nous pouvons rester à l’avant-garde des différents pays qui réclament des sanctions », a-t-il conclu.