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Abbas Araghchi, agression israélienne et américaine, Iran, Nucléaire Iranien, Poutine, Russie

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré ce lundi le président russe Vladimir Poutine, sur fond des agressions américano-israéliennes contre l’Iran, et pour renforcer la coordination stratégique entre Téhéran et Moscou. Au cœur des échanges : les récentes agressions israélo-américaines contre le territoire iranien, la coopération nucléaire bilatérale et la nécessité d’une réponse internationale au Conseil de sécurité.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré : « J’ai eu une très bonne réunion avec M. Poutine, le président de la Fédération de Russie. Lors de cet entretien, nous avons longuement discuté des événements en cours. »
Il a poursuivi : « La Russie est l’une des grandes puissances mondiales, et nous entretenons avec elle des relations profondes et constructives. L’an dernier, ces relations ont été portées à un niveau stratégique à la suite du voyage du président Massoud Pezeshkian à Moscou, et un accord de coopération amicale a été conclu. »
En évoquant la coopération entre Téhéran et Moscou, Araghchi a souligné : « Dans toutes les affaires internationales, nous avons travaillé en étroite collaboration, coopéré activement et soutenu mutuellement nos positions. »
Il a rappelé le rôle clé de la Russie dans le domaine nucléaire iranien : « La centrale nucléaire de Bouchehr a été construite par la Russie, et deux autres centrales sont en cours de conception et de construction en partenariat avec elle. »
Concernant le Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien de 2015 (JCPOA) et les négociations avec le groupe 5+1, il a indiqué : « La Russie a toujours été un acteur sérieux à nos côtés. Nous avons constamment coopéré et consulté Moscou, et dans les circonstances actuelles, il était impératif de renforcer nos consultations. »
À propos de la réunion avec Poutine, il a précisé : « Nous avons parlé en détail des agressions israéliennes et américaines contre le territoire iranien, et des conséquences régionales et internationales de ces attaques. »
Il a ajouté : « Les implications de ces agressions pour la région, la communauté internationale et le régime de non-prolifération sont des préoccupations partagées entre l’Iran et la Russie. Moscou s’est également montré très préoccupé par ces développements. »
Araghchi a salué les positions fermes et positives de la Russie jusqu’à présent, en soulignant que Moscou est active au Conseil de sécurité pour faire réagir l’institution, même si un veto américain est à prévoir. Il a toutefois insisté sur le fait que les autres membres du Conseil doivent faire entendre clairement leur voix face à l’agression.
Il a conclu : « Après les agressions israélienne et américaine, la diplomatie iranienne n’a laissé passer aucune occasion. Nous avons été présents sur tous les fronts et activé tous les leviers disponibles. »