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commission d’enquête de l’ONU, intimidation exercées par les États-Unis, Israël, rapporteur spécial sur la Palestine
Téhéran (IRNA)- Ismaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a réagi sur la chaîne X à la démission collective des membres de la commission d’enquête de l’ONU sur les crimes d’Israël en Palestine occupée, conséquence de la pression et de l’intimidation exercées par les États-Unis et le régime sioniste.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a noté : « Lorsqu’un rapporteur spécial sur la Palestine est victime d’intimidation et de sanctions, et que les membres de la commission d’enquête sur les territoires occupés démissionnent collectivement, cela signifie que les institutions internationales ne sont même plus autorisées à enregistrer la vérité. »
Baghaï a poursuivi : « La démission collective des membres de la commission d’enquête sur les territoires occupés, suite aux sanctions contre le rapporteur spécial, n’est pas un événement banal ; c’est un signal d’alarme sur l’effondrement de l’ordre juridique et normatif mondial. »
Il a souligné que les institutions internationales perdent leur légitimité, leur efficacité, leur autorité et leur mission, et a ajouté : « Les générations futures liront que l’ordre mondial ne s’est pas effondré à cause de la guerre, mais en raison du silence, de l’inaction et des doubles standards face à l’injustice et à l’oppression. »
Pour rappel:
Les trois membres de la Commission de l’ONU chargée d’enquêter sur les exactions commises depuis 2021 par Israël, le Hamas et d’autres groupes armés dans les Territoires palestiniens ont remis leur démission, invoquant des raisons personnelles et la fin d’un cycle.

Les trois membres de la Commission de l’ONU chargée d’enquêter sur les atteintes aux droits humains commises en Israël et dans les territoires palestiniens occupés ont démissionné, a déclaré à l’AFP un porte-parole onusien lundi 14 juillet.
Cette commission, créée en 2021 et vivement critiquée par Israël, est présidée par la Sud-Africaine Navi Pillay, qui fut présidente du Tribunal pénal international pour le Rwanda, juge à la Cour pénale internationale (CPI) et haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme.
Ses deux autres membres sont l’Indien Miloon Kothari et l’Australien Chris Sidoti.
Ces trois experts ont envoyé leur lettre de démission séparément les 8, 9 et 10 juillet au président du Conseil des droits de l’Homme, l’ambassadeur suisse Jürg Lauber.
« Il a lancé un appel aux délégations pour que des candidatures soient proposées, avec pour date limite le 31 août », a expliqué le porte-parole du Conseil, Pascal Sim.
L’objectif est de nommer de nouveaux experts début novembre, une fois que les trois membres démissionnaires de la commission auront présenté leur dernier rapport au moment de la prochaine assemblée générale de l’ONU à New York, a précisé Pascal Sim.
« J’ai le regret d’annoncer qu’en raison de mon âge, de problèmes médicaux et du poids de plusieurs autres engagements, je me sens contrainte de me retirer en tant que membre de la Commission », a écrit le 8 juillet Navi Pillay, précisant que sa démission prendrait effet le 3 novembre.
« Un moment opportun pour reconstituer la Commission »
Chris Sidoti a quant à lui envoyé sa lettre le 9 juillet, soulignant que le retrait de la présidente « est un moment opportun pour reconstituer la Commission », tandis que Miloon Kothari a fait parvenir sa missive le 10 juillet.
Cette commission d’enquête internationale indépendante a été constituée par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies en mai 2021 pour enquêter sur les violations du droit international en Israël et dans les territoires palestiniens occupés.