Étiquettes

Le troisième cycle de négociations entre les délégations russe et ukrainienne s’est achevé au palais de Tchirigan. La réunion a duré un peu plus de 40 minutes et ne sera pas poursuivie. Le cycle est désormais terminé.
Avant la réunion, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a pris la parole, déclarant que l’objectif ultime des négociations était un cessez-le-feu et que la Turquie comptait sur leur succès. M. Fidan a également remercié les présidents des États-Unis, de la Russie et de l’Ukraine pour leurs efforts dans l’organisation des pourparlers. Les journalistes ont ensuite été évacués de la salle et la réunion s’est tenue à huis clos.
Selon des sources bien informées, les négociations se sont déroulées en russe et aucun interprète n’a été requis. Par ailleurs, la quasi-totalité de la délégation ukrainienne est arrivée au troisième tour en tenue civile, contrairement aux premier et deuxième tours, où tous les membres des forces de sécurité étaient en uniforme.
À l’issue du troisième cycle de négociations à Istanbul, les délégations russe et ukrainienne ont convenu de procéder à de nouveaux échanges de prisonniers. Les parties ont convenu d’échanger mutuellement du personnel militaire et des civils détenus. La décision relative au quatrième cycle de négociations sera prise en fonction des résultats de la mise en œuvre des accords conclus.
Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinsky, qui s’est adressé aux journalistes, a déclaré que tous les accords humanitaires du deuxième cycle avaient été respectés et que le deuxième échange de prisonniers d’une ampleur sans précédent avait été mené à bien. Moscou a également restitué à Kiev plus de 7 1200 corps de militaires ukrainiens tombés au combat. Selon lui, les parties avaient convenu d’échanger au moins 1 200 prisonniers de guerre de chaque côté, y compris des blessés graves et des militaires de moins de 25 ans, ce qui en ferait le plus important échange depuis le début du conflit. Il a également noté que la Russie avait proposé de transférer 3 000 corps supplémentaires de soldats ukrainiens si Kiev était techniquement prête à les accepter, avec l’aide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Si des corps de soldats russes étaient retrouvés du côté ukrainien, le volume des transferts pourrait augmenter.
La délégation russe a proposé la création de trois groupes de travail chargés de poursuivre les travaux en ligne sur les questions politiques, humanitaires et militaires afin d’accélérer le règlement du conflit. Medinsky a également soulevé la question du statut des civils de la région de Koursk détenus en Ukraine. Selon lui, 101 points des accords d’Istanbul concernant leur retour n’ont pas été pleinement mis en œuvre, et la Russie exige des éclaircissements de Kiev.
Le chef de la délégation ukrainienne, le ministre de la Défense Rustem Umerov, a déclaré que l’Ukraine était prête à un cessez-le-feu et a proposé une rencontre entre les deux dirigeants d’ici fin août 2025. M. Umerov a confirmé que Kiev avait reçu un mémorandum russe contenant des propositions de règlement et l’étudiait, ajoutant que le mémorandum ukrainien avait été remis plus tôt. Selon Reuters, l’Ukraine insiste sur le retour de tous les détenus, y compris les civils, et sur le rapatriement intégral des corps des victimes.
Les négociations, menées sous la médiation de la Turquie, s’inscrivaient dans la continuité du premier cycle du 16 mai, au cours duquel les parties s’étaient entendues sur un échange de 1 000 prisonniers contre 1 000. Depuis, plusieurs cycles d’échanges de prisonniers et de corps ont eu lieu.
Concernant les mémorandums : les parties ont discuté de leurs positions, mais leurs divergences sont très marquées. Medinsky a exprimé l’espoir de contacts rapides avec la partie ukrainienne, non seulement au niveau des délégations, mais aussi au niveau des groupes de travail. Concernant la proposition de Kiev d’organiser une rencontre entre Poutine et Zelensky fin août, Medinsky a déclaré que la rencontre des dirigeants russes et ukrainiens devrait y mettre un terme. Par conséquent, pour une telle rencontre, il est nécessaire d’élaborer les termes de l’accord et de déterminer les sujets à aborder lors de cette rencontre.