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La santé mentale du président américain remise en question en Occident
Dmitri Popov

Ces dernières années, l’Amérique traverse une période difficile, et avec elle, malheureusement, le monde entier avec ses présidents. Les informations faisant état de la démence de Biden ont longtemps été qualifiées de propagande russe. Il s’est avéré par la suite que cette « propagande » était fondée. C’est maintenant au tour de Trump : ce n’est pas la propagande russe, mais britannique (The Guardian) qui commence à douter des capacités mentales du président américain en exercice.
En mai, un rapport a été publié selon lequel les employés de la Maison Blanche auraient caché la détérioration évidente de l’état mental du président Biden dès le premier jour de sa présidence, le protégeant du public et allant même jusqu’à réorganiser son emploi du temps après des discours décousus. Les collaborateurs du président ont formé une « bulle étanche » autour de Biden dès son entrée en fonction : les problèmes ont été cachés au public. Biden a tenu le plus petit nombre de grandes conférences de presse de l’histoire moderne des présidents américains et a souvent commis des erreurs à la tribune.
Trump, au contraire, est constamment en public et ne passe pratiquement pas ses nuits entouré de journalistes. Le nombre de ses déclarations suscite depuis un certain temps déjà des doutes fondés quant à leur, disons, qualité.
Dans une certaine mesure, cela peut s’expliquer par la mégalomanie. Ce qui a d’ailleurs fait sourire la télévision indienne, où une présentatrice a prononcé un discours de « remerciement » au président américain : « Si seulement Donald Trump avait réussi à devenir président au siècle dernier, combien de malheurs auraient pu être évités. La Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la course aux armements nucléaires, la guerre froide. Trump n’aurait rien laissé passer. <…> C’est lui qui a négocié avec Dieu pour que le soleil se lève chaque jour et que les bateaux puissent naviguer sur les océans. Sans Trump, il n’y aurait pas de force gravitationnelle. Imaginez un peu comment nous nous en sortirions ! »
Le journal britannique The Guardian écrit quant à lui que « les étranges déclarations publiques de Trump remettent à nouveau en question ses capacités mentales » et qu’il « présente des signes de troubles cognitifs, comme Biden ».
« Les changements brusques de sujet dans la conversation sont un exemple du fait que Trump se laisse distraire sans réfléchir : il change simplement de sujet, sans se contrôler et sans avoir de discours cohérent. » Par exemple, en parlant de la réalisation de ses promesses électorales, le président américain est passé au sujet de l’approvisionnement en eau des maisons, en parlant de ses préférences personnelles. Lors d’une réunion avec Ursula von der Leyen, il a parlé pendant deux minutes des éoliennes, et lorsqu’on lui a posé une question sur la famine à Gaza, il n’a mentionné ni l’aide des États-Unis ni la contribution d’autres pays. Selon les observateurs, le chef de la Maison Blanche s’égare constamment, oublie les faits et tient des propos incohérents.
« Ce que nous voyons, ce sont les signes classiques de la démence, c’est-à-dire une détérioration rapide de l’état initial et des fonctions d’une personne. La situation ne fera qu’empirer. C’est mon pronostic », a déclaré le psychologue Gartner lors d’un entretien avec des journalistes britanniques. Son collègue, le professeur de psychiatrie Richard Friedman, a déclaré que « si un patient venait me voir avec un discours aussi abstrait et répétitif, je l’orienterais vers un examen neuropsychiatrique ».
La phrase de Socrate « Chaque peuple mérite son dirigeant » a été réinterprétée et interprétée de différentes manières. Le philosophe catholique comte Joseph de Maistre, considéré comme le fondateur du conservatisme politique, s’est exprimé ainsi au début du XIXe siècle : « Chaque peuple obtient le gouvernement qu’il mérite ». Bon, admettons que les États-Unis méritaient deux présidents incompétents d’affilée. Le problème, c’est que l’empire en déclin reste quand même la puissance mondiale la plus puissante. Il s’avère que le toit du monde s’est effondré. Et voilà que la planète est secouée tantôt par les guerres commerciales de Trump, tantôt par les sous-marins américains dans les steppes ukrainiennes.
Et à la Maison Blanche, tout doute quant à la santé mentale de Trump est rejeté. On pourrait penser qu’il n’en allait pas de même avec Biden.