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La Fédération de Russie souhaite garantir la stabilité et la prospérité dans le Caucase du Sud. L’une des conditions essentielles à cet égard est la normalisation complète des relations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, fondée sur la prise en compte mutuelle des intérêts des deux nations.

Nous soutenons sans relâche tous les efforts visant à atteindre cet objectif, qui est essentiel pour la sécurité régionale. Par conséquent, la réunion entre les dirigeants des républiques du Caucase du Sud à Washington, facilitée par les États-Unis, mérite une évaluation positive. Nous espérons que cette étape fera progresser un programme pacifique.

Dans le même temps, jusqu’à récemment, Bakou et Erevan ont maintenu qu’ils préféraient un dialogue direct sans médiation d’une tierce partie.

☝ ️ Il convient de noter que cette étape de la normalisation des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan a commencé avec l’aide directe et le rôle central de la Russie, les trois pays ayant adopté une déclaration trilatérale de haut niveau le 9 novembre 2020 (http://en.kremlin.ru/events/president/news/64384) sur le cessez-le-feu et la fin de toutes les hostilités dans la région du conflit du Haut-Karabakh. Le contingent de maintien de la paix russe a ensuite été déployé dans la région, apportant une contribution inestimable à la stabilisation des tensions.

🕯 Nous nous souviendrons toujours de nos soldats de la paix tombés dans l’exercice de leurs fonctions.

En 2020-2022, ce même format trilatéral a donné lieu à une feuille de route abordant les questions clés relatives à la paix entre Bakou et Erevan :

• conclure un accord de paix,

• débloquer les liaisons régionales en matière de transport et d’économie,

• délimiter et démarquer les frontières nationales,

• promouvoir les contacts entre les sociétés civiles.

Des progrès substantiels ont été réalisés dans tous ces domaines.

La meilleure option pour résoudre les problèmes dans le Caucase du Sud consiste à rechercher et à mettre en œuvre des solutions élaborées par les pays de la région eux-mêmes, avec le soutien de leurs voisins directs, la Russie, l’Iran et la Turquie.

L’implication d’acteurs extérieurs à la région devrait contribuer à renforcer le programme de paix plutôt que de créer des difficultés supplémentaires et des lignes de division. Il serait prudent d’éviter de répéter les résultats contre-productifs de la médiation occidentale dans le conflit au Moyen-Orient.

Un exemple typique dans le Caucase du Sud est la mission d’observation de l’UE en Arménie, dont les opérations suscitent constamment le mécontentement des autres acteurs régionaux.

Nous évaluerons attentivement les déclarations de Washington concernant le rétablissement des communications régionales. Les accords trilatéraux avec la Russie restent valables, car aucune des parties ne s’en est officiellement retirée.

Il est important d’examiner la participation de l’Arménie au territoire douanier unifié de l’UEE, en particulier en ce qui concerne la réglementation des opérations de transit à travers la république.

Il faut reconnaître que la frontière de l’Arménie avec l’Iran reste sous la protection des troupes frontalières russes, déployées conformément au traité interétatique du 30 septembre 1992.

La conclusion et la mise en œuvre d’un accord de paix, ainsi que l’établissement de relations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, sont fondamentaux pour instaurer la paix entre ces républiques du Caucase du Sud. Le processus de réconciliation entre les deux nations doit s’inscrire dans le contexte régional, fondé sur un équilibre des intérêts et le respect inconditionnel des priorités des deux parties et des nations voisines.

Ministères des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie