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Une activité folle pour soutenir un gouvernement en perte de contrôle

Philippe Giraldi

Ce fut une nouvelle semaine passionnante à Washington et dans ses environs. Le meurtre de Charlie Kirk a suscité des spéculations qui ont poussé les cinglés et les haineux à sortir de leurs cachettes. Inévitablement, le chœur d’imbéciles qui compose le cabinet de Donald Trump a été inclus. Depuis la mort de Kirk, les conservateurs républicains ont appelé à une répression contre la gauche, même si rien ne permet de conclure qu’un groupe identifiable de centre-gauche soit impliqué de quelque manière que ce soit dans ce meurtre.

Il est peut-être plus probable que Kirk ait été tué par Israël, qui avait à la fois le mobile et les moyens de commettre cet assassinat. Israël possède également un palmarès international sans égal en matière d’assassinats politiques, les États-Unis lui fournissant systématiquement une couverture politique lorsqu’il tue quelqu’un. Ce fut le cas récemment au Liban, en Syrie, au Yémen, en Iran et au Qatar. Les propos tenus juste après coup par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, décrivant son amour pour Kirk, sont en soi extrêmement suspects, car il est clair que les Israéliens et leurs alliés aux États-Unis étaient en désaccord avec Kirk concernant ses inquiétudes quant à la mainmise de l’État juif sur Trump et la politique américaine.

Et personne n’a encore expliqué le mystérieux départ d’un aéroport voisin à bord d’un jet privé dont le système de surveillance dépendante automatique en mode diffusion (ADS-B), qui fournit des informations de positionnement entre l’appareil et le contrôle aérien, a été délibérément désactivé. L’avion appartient à Derek Maxfield, un homme d’affaires riche et fervent partisan juif du mouvement local Chabad Lubavich de l’Utah. On pourrait supposer que le véritable assassin a été évacué des lieux par voie aérienne. Une vidéo de surveillance difficile à expliquer semble également remettre en question la localisation et le statut du fusil qui aurait été utilisé lors du meurtre, alors que le suspect arrêté était censé prendre la fuite. Une chose est sûre : si l’enquête implique effectivement Israël dans ce meurtre, il y aura une dissimulation gouvernementale organisée, tout comme lors de l’attaque israélienne contre l’USS Liberty en 1967, qui a tué 34 marins américains, ainsi que lors de l’assassinat suspect de JFK et du rapport final tout aussi douteux publié sur le 11 septembre, qui pourraient tous deux impliquer Israël.

En l’absence de véritable cible pour se venger de Kirk, les responsables de l’enquête gouvernementale ont exprimé leur colère contre les cibles habituelles, parmi lesquelles la liberté d’expression garantie par le Premier Amendement. Plusieurs employés ayant exprimé leur aversion pour Kirk en raison de ses prises de position controversées ont été sanctionnés. L’animateur de talk-show de fin de soirée Jimmy Kimmel est peut-être le plus connu parmi le nombre croissant de personnes licenciées ou sanctionnées à travers les États-Unis pour des commentaires jugés offensants décrivant le style politique de Kirk. Certains des commentaires révélés par les médias comportaient assurément des propos pouvant être considérés comme excessifs, mais d’autres ne semblaient pas glorifier ni célébrer la mort de Kirk.

Le Département d’État de Trump prend également les choses en main pour déterminer qui sanctionner, affirmant qu’il identifierait les non-citoyens « qui sur les réseaux sociaux vantent, rationalisent ou minimisent l’événement » et prendrait les mesures appropriées à leur encontre, comme le refus ou la révocation de visas et leur expulsion s’ils se trouvent déjà aux États-Unis. La procureure générale Pam Bondi a également menacé les citoyens américains ordinaires qui publient des « informations inappropriées » sur les réseaux sociaux, affirmant que le ministère de la Justice poursuivrait les « propos haineux ». Mme Bondi devrait peut-être vérifier le Premier Amendement de la Constitution, qu’elle et tous les partisans de Trump ont juré de respecter et de défendre. Il ne contient aucune clause sur les « propos haineux » qui priverait quiconque du droit de s’exprimer librement sur quelque sujet que ce soit. Mme Bondi semble se laisser aveugler par ses références constantes à l’“antisémitisme”, qui consiste à qualifier toute critique d’Israël de “discours haineux à combattre et réprimer. Elle devrait peut-être consulter une carte et découvrir qu’Israël ne fait pas partie des États-Unis, même si le Congrès et la Maison Blanche sont parfois confus sur la question.

De leur côté, les partisans habituels d’Israël se sont mobilisés sur tous les fronts pour qualifier le massacre incessant des Palestiniens par Israël d’action légitime” ! Le député de Floride Brian Mast, qui a servi dans l’armée israélienne et porte parfois l’uniforme de Tsahal lorsqu’il se rend au Capitole, a présenté un projet de loi qui permettrait au secrétaire d’État de révoquer le passeport de tout Américain dont il pense qu’il aurait soutenu “matériellement” des terroristes. Les “terroristes” en question sont bien sûr le Hamas et d’autres groupes de résistance palestiniens. Ce projet de loi signifie que toute personne publiant un message sur les réseaux sociaux pour défendre les Gazaouis pourrait se voir retirer son passeport. Fort heureusement, Mast a retiré son projet de loi, face à la vive réaction de nombreux groupes de défense des libertés individuelles, qui ont fait savoir la semaine dernière que ce texte porterait atteinte au droit de voyager librement et conférerait au secrétaire d’État un pouvoir de “police de la pensée”.

Mais lorsqu’un membre du Congrès fait marche arrière sur la question israélienne, un autre est toujours prêt à prendre le relais. La députée Elise Stefanik, originaire de l’État de New York, a présenté un nouveau projet de loi destiné à empêcher les autorités new-yorkaises d’arrêter Benjamin Netanyahu lors de sa visite aux États-Unis. Stefanik décrit son projet de loi comme un moyen de “protéger la souveraineté américaine et d’empêcher des radicaux comme Zohran Mamdani d’arrêter illégalement le dirigeant de notre allié démocratique, Israël”. Ce projet de loi interdirait aux forces de l’ordre locales et nationales d’arrêter Netanyahu lors de sa prochaine visite à New York, où se trouve le siège des Nations unies.

Zohran Mamdani est un représentant de l’État de New York et le candidat démocrate actuel à la mairie de New York, en tête des sondages. Un mandat d’arrêt a été émis par la Cour pénale internationale pour juger les crimes de guerre et le génocide commis par Israël, que le gouvernement américain refuse de reconnaître. Zohran Mamdani soutient le boycott international d’Israël, a condamné le génocide en cours et a laissé entendre qu’il prendrait des mesures contre Netanyahu s’il mettait les pieds dans la ville ! Mamdani est donc pris pour cible par des politiciennes comme Stefanik.

La polémique autour de Kirk a peut-être pavé la voie à d’autres dérives complètement folles du régime de Trump. Le secrétaire d’État et conseiller à la sécurité nationale, Marco Rubio, s’est rendu en Israël pour ramper aux pieds de Netanyahou et jurer de “garantir” la sécurité d’Israël, après une séance de prière collective au mur des Lamentations. Lui et l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, ont arboré leur kippa, démontrant ainsi leur servilité envers une puissance supérieure, à savoir le gouvernement de l’État juif et, bien sûr, le lobby israélien américain. On s’interroge sur ce que Netanyahu, qui se rendra à Washington la semaine prochaine, devra faire en retour, comme se rendre à une séance de prière à la cathédrale nationale lorsqu’il s’y trouvera.

Et pour finir, une petite nouvelle réjouissante. Il est clair qu’Israël sait récompenser ses rares soutiens, en l’occurrence Donald Trump, que Netanyahu décrit comme le meilleur ami que son pays ait jamais compté parmi les présidents américains. Bezalel Smotrich, le ministre des Finances israélien d’extrême droite, a révélé que les plans de réaménagement de Gaza, une fois que celle-ci aura été purgée de sa population palestinienne, sont en bonne voie. Il a qualifié le projet d’opportunité immobilière” et a indiqué qu’Israël est en pourparlers avec les États-Unis pour le partage des terres de Gaza. Il a ajouté qu’Israël finalise la “phase de démolition” avant de reconstruire Gaza, et qu’il négocie avec les États-Unis un plan d’affaires pour le réaménagement. Il a ajouté que le projet de reconstruction se trouve “sur le bureau du président Trump. Le rêve de la Riviera de Trump semble donc devenir réalité, et selon certaines informations, le gendre de Trump, Jared Kushner, aurait récemment été très actif en Israël et dans plusieurs États arabes du Golfe pour mener à bien ces projets de développement.

D’aucuns pourraient faire remarquer avec malveillance que Donald Trump joue avec le feu en enrichissant sa famille grâce aux opportunités qui lui sont offertes alors qu’il occupe la fonction de président des États-Unis d’Amérique. Il a engagé des poursuites judiciaires à titre personnel contre des médias qui, selon lui, l’auraient insulté ou diffamé. Sa dernière annonce en date a été faite la semaine dernière sur Truth Social : « Aujourd’hui, j’ai le grand honneur d’intenter un procès en diffamation et calomnie de 15 milliards de dollars contre le New York Times. Je suis FIER de tenir ce « torchon » autrefois respecté pour responsable, comme nous le faisons avec les réseaux d’informations mensongères. » Trump a également poursuivi le Wall Street Journal pour 10 milliards de dollars, ainsi que les chaînes d’information ABC et CBS, qui ont toutes deux conclu un accord à l’amiable pour respectivement 16 et 15 millions de dollars. Ce type de litige personnel de la part d’un chef d’État devrait-il être autorisé ? Trump a déclaré qu’en tant que président, « il peut faire tout ce qu’il veut ». Beaucoup d’Américains pourraient ne pas être d’accord avec cela !

Philip M. Giraldi, Ph.D., est directeur exécutif du Council for the National Interest, une fondation éducative 501(c)3 déductible des impôts (numéro d’identification fédéral n° 52-1739023) qui œuvre pour une politique étrangère américaine au Moyen-Orient davantage axée sur les intérêts des citoyens. Son site web est councilforthenationalinterest.org, son adresse est PO Box 2157, Purcellville, VA 20134 et son adresse courriel est inform@cnionline.org .

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