Étiquettes

, , , , , , , , , ,

Le Conseil de sécurité de l’ONU, théâtre d’un affrontement verbal entre partisans et opposants au retour des sanctions contre l’Iran

Téhéran (IRNA)-Le Conseil de sécurité des Nations unies a une fois de plus enregistré un échec, sous la pression des États-Unis ainsi que du Royaume-Uni et de la France — deux des membres permanents disposant du droit de veto.

Ce vendredi 19 septembre 2025 , le Conseil est devenu le théâtre de vifs échanges entre les partisans et les opposants à la réimposition des sanctions contre l’Iran. Les opposants ont empêché l’adoption d’une résolution visant à prolonger la levée des sanctions onusiennes, évitant ainsi le rétablissement immédiat des mesures coercitives contre Téhéran.

Seuls quatre pays — la Chine, la Russie, le Pakistan et l’Algérie — ont voté en faveur de la résolution proposée, tandis que neuf pays, à savoir le Royaume-Uni, la France, les États-Unis, la Sierra Leone, la Slovénie, le Danemark, la Grèce, le Panama et la Somalie, ont voté contre. La Guyane et la Corée du Sud se sont abstenues.

En raison du rejet de cette résolution, présentée par la Corée du Sud en sa qualité de présidente tournante du Conseil, le mécanisme de « snapback » (retour automatique des sanctions onusiennes contre l’Iran) ne sera pas déclenché immédiatement.
Cependant, cette démarche est perçue comme un moyen de faire pression occidentale sur la République islamique d’Iran afin qu’elle accepte les exigences des États-Unis et des trois pays européens avant l’échéance du 26 septembre, soit dans un délai de 30 jours

À la suite de l’échec de l’adoption de la résolution proposée visant à prolonger la levée des sanctions contre l’Iran, rejetée sous la pression des États-Unis et de certains pays européens, Amir Saïd Iravani, ambassadeur et représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies, a déclaré : « Aujourd’hui, le Conseil de sécurité a gâché une occasion de dialogue et de consensus. La Russie et la Chine, de leur côté, ont présenté de bonne foi une initiative équilibrée visant à prolonger la résolution 2231 (qui endosse l’accord nucléaire de 2015 signé avec l’Iran) et à préserver la voie diplomatique. »

Lors de la séance du Conseil de sécurité consacrée à la situation iranienne, ce vendredi 19 septembre (heure locale), le haut diplomate iranien a ajouté : « Les États-Unis et la troïka européenne (Royaume-Uni, France, Allemagne), au lieu d’adopter cette approche raisonnable, ont choisi l’escalade, la pression et la division. Ce décalage flagrant entre leurs paroles et leurs actes prouve une fois de plus que leur véritable objectif n’est pas la diplomatie, mais bien l’intensification des tensions. Ils doivent désormais assumer l’entière responsabilité de la crise qu’ils ont eux-mêmes créée. »

Il a qualifié l’action entreprise de : « Précipitée, inutile et illégale. L’Iran ne se considère nullement tenu d’en appliquer les conséquences. Les États-Unis et la troïka européenne doivent être tenus pour entièrement responsables des retombées graves de cette manœuvre, fondée sur des accusations infondées contre l’Iran, tout en facilitant les attaques criminelles du régime israélien contre des installations iraniennes placées sous garanties internationales. »

Iravani a insisté : « Cette décision, prise sans consensus, affaiblit le Conseil, porte atteinte à la diplomatie et met en péril le régime de non-prolifération.
Le programme nucléaire de l’Iran ne sera ni détruit par la bombe, ni stoppé par les sanctions, ni détourné de sa trajectoire pacifique.
La voie diplomatique reste ouverte, mais c’est l’Iran, et non ses ennemis, qui choisira avec qui et sur quelle base il souhaite dialoguer.