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Une attaque de drone a visé la flottille Global Sumoud. (Photo : capture d’écran vidéo)

La flottille Global Sumud, transportant des travailleurs humanitaires et des militants de 44 pays, a été attaquée par des drones en Méditerranée alors qu’elle tentait de briser le blocus israélien sur Gaza, suscitant l’inquiétude internationale et des avertissements de crimes de guerre.

Au moins 10 navires de la flottille Global Sumud, qui cherche à briser le blocus de la bande de Gaza, ont été attaqués par des drones tôt mercredi, a rapporté Al-Jazeera. Des explosions ont été entendues, mais l’étendue des dégâts et le nombre éventuel de victimes n’ont pas encore été confirmés.

Le comité organisateur de la flottille a déclaré sur les réseaux sociaux que 13 explosions et des perturbations majeures des systèmes de communication avaient été détectées à bord.

Il a ajouté que des objets non identifiés avaient été largués sur 10 navires, causant des dégâts, et a accusé Israël de mener une campagne de désinformation pour justifier une éventuelle attaque.

Le comité a averti que toute attaque contre le convoi humanitaire constituerait un crime de guerre et une violation du droit international.

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains en Palestine, a écrit sur X que sept frappes de drones ont visé des navires de la flottille après que 15 drones aient survolé ceux-ci en Méditerranée. Elle a demandé instamment que le convoi soit immédiatement protégé, soulignant que la flotte avait été attaquée à plusieurs reprises.

Un journaliste d’Al-Jazeera se trouvant à bord d’un des navires a déclaré que des drones avaient largué une substance inconnue dégageant une odeur de poudre à canon sur plusieurs navires, mais aucun blessé n’a été signalé.

Ce n’était pas le premier incident : des drones de reconnaissance survolaient les navires de la flottille depuis plusieurs jours. Les 8 et 9 septembre, la flotte avait également signalé des attaques de drones, mais aucune victime ni aucun dommage n’avaient été enregistrés.

Israël avait précédemment menacé d’empêcher la flottille d’entrer dans ce qu’il qualifiait de « zone de combat active » et de violer le blocus naval. Lundi, le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré qu’il ne permettrait pas aux navires d’atteindre Gaza, affirmant que le mouvement de résistance palestinien Hamas était à l’origine de cette initiative.

La flottille Global Sumud, composée de travailleurs humanitaires, de médecins, d’artistes et de militants de 44 pays, a quitté la Tunisie au début du mois après plusieurs retards. Sa mission est d’établir un corridor humanitaire et de briser le blocus imposé depuis 18 ans sur Gaza, où les conditions se sont détériorées sous le génocide israélien qui dure depuis près de deux ans.

Les organisateurs ont affirmé lundi leur droit de livrer de l’aide et de protéger les volontaires en vertu du droit international. Israël avait déjà bloqué deux précédentes tentatives d’atteindre Gaza par voie maritime en juin et juillet.

Le départ de la flottille actuelle a été retardé en raison de menaces pour la sécurité, de préparatifs logistiques et des conditions météorologiques. Il s’agit de la plus grande flotte jamais organisée pour une telle mission : un convoi a quitté Barcelone à la fin du mois d’août, suivi d’un autre parti de Gênes le 1er septembre. Le 7 septembre, les navires espagnols et italiens se sont rassemblés au large des côtes tunisiennes et ont rapidement mis le cap sur Gaza.

C’est la première fois qu’un nombre aussi important de navires font route ensemble vers Gaza, où vivent plus de deux millions de Palestiniens. Israël a longtemps saisi les navires qui tentaient de briser le blocus, arrêtant et expulsant leurs passagers.

Depuis le 2 mars, Israël a fermé tous les points de passage vers Gaza, coupant l’approvisionnement en nourriture et en aide humanitaire et plongeant la population dans la famine. Malgré les camions d’aide bloqués aux frontières, rien n’a été autorisé à entrer.

Avec le soutien des États-Unis, Israël mène un génocide à Gaza depuis le 7 octobre 2023, tuant 65 382 Palestiniens et en blessant 166 985, dont la majorité sont des femmes et des enfants. La famine a déjà fait 442 morts, dont 147 enfants.

Palestine Chronicle