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L’administration américaine a de nouveau menacé le Liban afin qu’il respecte son engagement de désarmer le Hezbollah avant la fin du mois de novembre. L’ambassadeur américain Tom Barrack a déclaré que si ce délai n’était pas respecté, Israël aurait « le feu vert » pour mener des attaques et que ces mesures seraient comprises.

L’administration américaine a adressé de nouveaux messages au Liban pour qu’il respecte son engagement de désarmer le Hezbollah d’ici la fin du mois de novembre.

Cet avertissement des États-Unis est intervenu juste avant la réunion au cours de laquelle l’armée libanaise devait présenter son deuxième rapport sur la question au Conseil des ministres.

Le commandant de l’armée libanaise, Rudolf Heykel, présentera au Conseil des ministres son deuxième rapport mensuel, préparé en septembre, sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan prévoyant la mise sous contrôle de l’État de toutes les armes.

Des sources ministérielles ont déclaré à Sharq al-Awsat que le rapport porterait sur le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, la prévention de l’expansion de l’organisation dans d’autres régions du pays et les mesures de sécurité à la frontière syrienne et dans les camps de réfugiés palestiniens.

Le rapport mentionnera également les obstacles provenant d’Israël qui auraient empêché la mise en œuvre complète et dans les délais du plan.

L’attitude de Tel-Aviv, qui continue d’occuper cinq points stratégiques dans le sud du Liban, sera notamment abordée en détail.

La première phase du plan de l’armée, élaboré conformément à la décision prise en août par le gouvernement libanais de placer les armes sous le contrôle exclusif de l’État d’ici la fin de l’année, devrait débuter ce mois-ci.

Cette phase se concentre sur le désarmement et le démantèlement des positions au sud du fleuve Litani.

En outre, les points de contrôle seront renforcés dans tout le pays afin de mettre fin aux livraisons d’armes.

Cependant, les autorités libanaises affirment que l’occupation par Israël de cinq villes frontalières empêche l’armée de remplir sa mission et le Hezbollah de collecter ses armes.

Selon certaines sources, les États-Unis font pression sur le Liban pour que le plan soit mené à bien dans les délais impartis.

Les déclarations de l’ambassadeur américain à Ankara, Tom Barrack, à la chaîne de télévision israélienne Channel 13 ont également été considérées comme une manifestation de cette pression.

Barrack a déclaré qu’ils avaient donné à l’armée libanaise jusqu’à la fin du mois de novembre pour agir contre les armes du Hezbollah, ajoutant qu’en l’absence de changement, Israël aurait le « feu vert » pour lancer des attaques et que les États-Unis comprendraient cette décision.

L’article mentionne également que Tel-Aviv a intensifié ses menaces de reprendre les frappes aériennes afin de faire pression sur le gouvernement libanais pour qu’il désarme le Hezbollah, et que l’armée israélienne se prépare à une série d’affrontements contre le Hezbollah qui pourraient durer plusieurs jours.

Harici