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Au moins une personne a été tuée et neuf autres blessées lors d’une série de frappes israéliennes dans le sud du Liban, ce qui a exacerbé les tensions et suscité la condamnation du gouvernement libanais et du groupe armé Hezbollah, qui y voient une violation flagrante du cessez-le-feu conclu il y a un an.
L’armée israélienne a déclaré avoir pris pour cible jeudi des installations militaires présumées du Hezbollah, accusant le groupe de refuser de désarmer conformément à un accord conclu l’année dernière. Israël a mené des frappes quasi quotidiennes malgré la trêve, et le Hezbollah a déclaré qu’il s’engageait à respecter l’accord de cessez-le-feu, mais qu’il ne désarmerait pas tant qu’Israël continuerait à attaquer régulièrement le territoire libanais.
« Ce qu’Israël a commis aujourd’hui dans le sud du Liban constitue un crime au sens du droit international humanitaire, qui criminalise le ciblage, la terreur et le déplacement forcé de civils », a déclaré le président libanais Joseph Aoun dans un communiqué, selon Al Jazeera.
« Près d’un an s’est écoulé depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, et pendant cette période, Israël n’a ménagé aucun effort pour montrer son rejet de tout règlement négocié entre les deux pays », a-t-il ajouté.
Les bombardements de jeudi ont eu lieu peu après un raid israélien distinct qui a visé le district de Tyr, dans le sud du Liban.
L’agence de presse nationale libanaise (NNA) a rapporté qu’un Libanais a été tué et huit autres blessés dans la ville de Toura, où des avions de combat israéliens ont frappé des zones résidentielles. Un autre homme a également été blessé lors d’attaques contre Tayr Debba, également dans le district de Tyr, selon la NNA.
Un avion de combat israélien aurait également survolé à basse altitude la banlieue sud de Beyrouth, une pratique israélienne considérée comme une forme d’intimidation.
La force de maintien de la paix des Nations unies au Liban, connue sous le nom de FINUL, a déclaré que les frappes israéliennes menaçaient les civils.
Les États-Unis ont fait pression sur le Liban pour qu’il fasse davantage d’efforts pour désarmer le Hezbollah, mais n’ont pas fait grand-chose pour décourager les violations quasi constantes du cessez-le-feu par Israël.
« Toute action militaire, en particulier à une échelle aussi destructrice, menace la sécurité des civils et compromet les progrès accomplis vers une solution politique et diplomatique », a déclaré la FINUL.
Ces attaques interviennent alors que le Hezbollah a fermement rejeté toute négociation politique avec Israël, affirmant que de telles discussions « ne serviraient pas l’intérêt national ». Cette déclaration fait suite à la pression croissante exercée par les États-Unis et l’Égypte sur le Liban pour qu’il entame un dialogue direct avec Israël, a rapporté l’agence de presse AFP.
« Nous réaffirmons notre droit légitime à nous défendre contre un ennemi qui impose la guerre à notre pays et ne cesse pas ses attaques », a déclaré le Hezbollah, faisant référence aux raids aériens israéliens qui se poursuivent malgré le cessez-le-feu conclu en novembre 2024.
Le Liban et Israël restent techniquement en guerre, la communication se limitant à un mécanisme de surveillance soutenu par les Nations unies et impliquant la France et les États-Unis. Les deux parties se réunissent séparément sous l’égide de l’ONU, mais n’engagent pas de pourparlers directs.