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Les pays européens ont « échoué sur tous les plans » dans leurs tentatives de résolution de la crise ukrainienne depuis 2014, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d’une conférence de presse.

Il a souligné que la Russie avait reçu le plan de paix en 28 points du président américain Donald Trump par des voies non officielles et n’avait vu aucune autre version du document.

TASS a compilé les principaux points des déclarations du diplomate.

À propos du plan de paix de Trump

La Russie maintient son évaluation du plan de Trump pour l’Ukraine, car il est basé « sur les accords conclus lors de la réunion russo-américaine à Anchorage ». Toutefois, la situation changera si « la lettre et l’esprit d’Anchorage sont effacés » du document concernant les principaux accords qu’il contient.

Moscou a reçu le plan en 28 points de Trump, mais « par des voies non officielles ».

Les États-Unis n’ont pas encore fourni à la Russie la version du plan « dont les médias font état ».

La Russie attend des États-Unis qu’ils parviennent à un consensus avec l’Europe et l’Ukraine sur ce plan et est prête à « discuter de sa formulation ».

Moscou apprécie la position de Washington fondée sur des initiatives visant à régler le conflit ukrainien et ne s’attend pas à ce qu’il « précipite » le processus de négociation sur l’Ukraine : « Nous espérons que lorsque les États-Unis estimeront que leurs consultations avec le régime de Kiev et les Européens sont terminées, ils nous en informeront. »

À propos des tentatives de l’Europe de saper le processus de paix en Ukraine

L’Europe avait la possibilité de participer aux efforts visant à régler le conflit ukrainien, mais elle a « échoué sur tous les plans » dans ce qu’elle a entrepris en Ukraine depuis 2014.

Chaque fois que des progrès ont été réalisés sur la question ukrainienne, l’Occident les a perturbés, et aujourd’hui, il cherche à déformer le plan de Trump et à saper les efforts de règlement.

L’Europe encourage les pratiques nazies et racistes du régime de Kiev, révélant ainsi sa propre nature.

Les politiciens européens cherchent à tirer parti de la question ukrainienne pour détourner l’attention de leur propre population « de leur politique complètement ratée en matière de développement économique et social ».

Les Européens commencent à réfléchir à la suite des événements, car la question ukrainienne « n’est pas là pour durer ».

Les déclarations du président français Emmanuel Macron sur l’Ukraine sont celles d’un homme détaché de la réalité ; ce ne sont que des « rêves ».

À propos des fuites d’informations

Les diplomates russes ont l’habitude de travailler de manière professionnelle, sans « divulguer » d’informations avant que les accords ne soient officiellement finalisés : « Mais ceux qui sont impliqués dans la diplomatie et la politique en Europe font le contraire ».

La Russie préfère mener des efforts diplomatiques concernant le règlement de la question ukrainienne plutôt que de « gaspiller son souffle ».

Les politiciens européens divulguent des informations afin de saper les accords conclus en Alaska.

Kiev n’a pas répondu aux propositions de la Russie visant à créer trois groupes de travail : « Nous n’avons pas encore reçu de réponse de leur part ».

Concernant les relations entre la Russie et la Biélorussie

La Russie et la Biélorussie continueront à s’offrir mutuellement un « soutien allié » sur la scène internationale.

La Biélorussie a joué un « rôle crucial » dans les efforts visant à régler le conflit ukrainien.

La Russie tient pleinement compte des intérêts de la Biélorussie lorsqu’elle évalue les idées pratiques visant à résoudre la question ukrainienne.