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Les États-Unis ont mené une opération militaire de grande envergure à Caracas, au Venezuela, qui aurait abouti à la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores.
Selon les premières informations publiques, l’unité spéciale Delta Force de l’armée américaine aurait été chargée de mener cette opération mais la mise en avant médiatique de cette unité cache la mise en œuvre d’une technologie employée et développée dans les opérations militaire US au Liban, à Gaza, en Syrie et en Iran ces deux dernières années. Des frappes dites de précision à grande échelle auraient été menées contre des installations militaires venezueliennes, notamment le fort Tiuna, la base aérienne Generalissimo Francisco de Miranda et des infrastructures clés. Donald Trump s’est empressé à confirmer l’opération et déclaré que Maduro était en route vers les États-Unis pour y être jugé dans une sorte de remake de la guerre du Panama et la capture de son président Manuel Noriega.
Analyse express :
EXÉCUTION : Le narratif officiel.
· Acteur principal : les unités Delta Force, soutenues par d’importants moyens aériens et navals (US Air Force, US Navy, US Space Force).
· Méthodologie : Raid à haut risque et à action directe sur un complexe fortement gardé dans la capitale.
· Autorité de commandement : Feu vert donné par le président Trump quelques jours auparavant, après des mois d’autorisation d’activités secrètes de la CIA au Venezuela.
· Résultat final public et apparent : Décapitation du régime. Nicolás Maduro sera jugé par un tribunal fédéral américain pour « narco-terrorisme » ; aucune autre action militaire majeure n’est prévue à ce stade.
Que cache la mise en avant « sensationnaliste » des Delta force à l’âge des réseaux sociaux?
Bien que l’image de marque des Delta Force soit puissante, attribuer la décapitation d’un État souverain très riches en ressources énergétiques (réserves pétrolières évaluées en 2025 à 300 milliards de barils) uniquement aux exploits des forces spéciales les plus secrètes sur le terrain revient à ignorer la révolution stratégique qui l’a rendu possible et notamment les exploits de l’IA de combat dans les conflits au Levant, en Iran et ailleurs depuis 2022. Les « door-kickers » (les « enfonceurs de portes ») étaient la dernière pièce, la moins risquée, d’un puzzle résolu par des machines, l’intelligence artificielle et de traîtres au sein de l’environnement immédiat de la cible. Il ne s’agissait pas d’une répétition de l’attaque US du Panama (1990) ou du raid très controversé et encore énigmatique contre Ben Laden. L’environnement opérationnel a été cartographié, sécurisé et manipulé numériquement avant que le premier opérateur spécial ne descende sur un point précis à Caracas. Le rôle des technologies embarquées dans les téléphones mobiles des dirigeants vénézuéliens a été aussi prépondérant que lors du ciblage précis des scientifiques iraniens, des responsables du Hezbollah libanais et du Hamas palestiniens ou encore des généraux majors iraniens. Tous victimes de l’IA de combat de nouvelle génération. À la lumière de cette évolution, on peut mesurer à quel point la résilience du Hamas palestinien à Gaza enfermé dans un petit bout de terre totalement plat et assiégé de tous les côtés a été grande face à une IA de combat basée sur l’infrastructure de télécommunications, des téléphones mobiles Samsung (A et M) distribués gratuitement à la population (revendus par les spéculateurs) et un réseau internet imposé depuis l’espace par des satellites de Starlink quand les antennes relais faisaient défaut. On peut aussi apprécier la résilience d’une immense machine de guerre lourde et peu flexible comme celle de la Russie face à ces nouvelles technologies en Ukraine.
Cette opération contraste également avec les frappes enragées et fort imparfaites contre les dirigeants irakiens lors de l’invasion de l’Irak en mars 2003, lesquelles s’appuyaient sur des renseignements instables ou imprécis et ont causé des pertes civiles disproportionnées à Baghdad et dans d’autres villes irakiennes. La méthodologie actuelle est proactive, persistante et précise.
Le véritable changement cette fois : la technologie d’espionnage des smartphones (projet DART)
L’avantage décisif a été le projet DART (Digital Access and Remote Targeting)
Cet écosystème de surveillance de nouvelle génération perfectionné à partir des tactiques utilisées par les « équipes de décapitation » américano-israéliennes en Iran et à Gaza. Le seul qui a échappé à ce système est Bashar Al-Assad et c’est paradoxal vu son usage intensif des consoles de jeu vidéo « connectées » La principale vulnérabilité exploitée par DART : les mesures de sécurité humaines.
Précédent iranien (juin 2025) : les services de renseignement US et israéliens ont traqué les hauts dirigeants iraniens en suivant les téléphones portables de leurs gardes du corps (une majorité d’Iphone et de Samsung mais également des Realme et Oneplus). Malgré l’interdiction faite aux fonctionnaires de porter des téléphones, les gardes ont continué à les utiliser, ce qui a permis au tandem US/Israël de localiser une réunion secrète dans un bunker et d’exécuter une frappe de précision dévastatrice.
Cette technologie est derrière l’assassinat du responsable du Hamas palestinien en Iran, Ismaïl Haniyeh que les renseignements iraniens n’ont pu élucider qu’après les ciblages des hauts dirigeants militaires.
Ce que nous venons de voir la nuit dernière est une adaptation au Venezuela de la technologie DART: cette leçon a été appliquée et développée. Le projet DART a fusionné trois courants :
Primo: l’exploitation des appareils: géolocalisation en temps réel et surveillance audio des appareils de l’équipe de sécurité même lorsque les appareils sont inactifs ou éteints;
Secundo: l’interception SatCom ou l’exploitation des communications satellitaires non cryptées (Blackhaul) utilisées par les réseaux cellulaires dans les zones reculées ou hautement sécurisées, une vulnérabilité démontrées en 2025 durant une expérience réelle ayant réussi à intercepter des données sensibles des États-Unis et du Mexique avec un équipement d’une valeur de 750 euro;
Tertio: Analyse des habitudes de vie avec la cartographie comportementale basée sur l’IA pour prédire les mouvements et identifier les vulnérabilités dans le dispositif de sécurité physique.
Ce qui s’est réellement passé loin du mythe Rambo VI doré avec de l’or 8 carats:
L’opération Midnight Fury a suivi une séquence « Ambient Awareness to Strike » (AAS) que l’on peut traduire comme « Éveil d’ambiance pour frapper ».
Phase 1 (semaines précédentes) : le projet DART a mis en place une « enveloppe » numérique permanente autour du cercle restreint de Nicolás Maduro. Les téléphones de sa garde ainsi que ceux de la garde nationale sont devenus des balises continues, cartographiant les refuges, les itinéraires de déplacement et l’emplacement réel de la cible principale.
Phase 2 (une heure avant l’heure H) : des unités de guerre électronique, probablement issues du groupe aéronaval USS Gerald R. Ford, ont simulé des pannes de réseau, déclenchant le protocole de sécurité pour déplacer le principal intéressé. La destination était déjà connue (localisation)
Phase 3 (exécution) : grâce à une connaissance en temps réel de la position et des communications de chaque garde, la Delta Force a pris d’assaut une cible délibérément isolée. Les frappes cinétiques sur Fort Tiuna et d’autres bases n’étaient pas seulement destinées à la suppression, elles visaient à aveugler l’adversaire, le privant ainsi de sa capacité à coordonner une riposte pendant que l’équipe de capture s’exfiltait.
Cette attaque US sur Caracas qui porte un nom de code digne d’un film de série B d’un auteur en mal d’imagination ou addict aux paillettes clinquantes et scintillantes peut servir à une opération de guerre médiatique à posteriori et on le constate aisément dans les médias de propagande en continu. [À noter qu’en 2026, tous les médias sont devenus des appareils de propagande suite à la répression sévère de la blogosphère indépendante et la reprise en main d’internet dans tous les pays du monde]
Risque d’escalade : alors que les États-Unis indiquent qu’ils ne prendront « aucune autre mesure », il existe une forte probabilité de représailles de la part d’acteurs non étatiques alignés avec Caracas. Le précédent créé — la capture d’un chef d’État sur le sol souverain d’un État membre de l’Organisation des Nations Unies sans déclaration de guerre— aura de lourdes répercussions mondiales.
Notre évaluation finale:
Cette opération est un succès tactique US mais un « bordel » stratégique aux proportions historiques. Elle a mis en évidence une avancée révolutionnaire dans la fusion des renseignements et des opérations spéciales, mais elle a été menée dans un contexte géopolitique très défavorable et sous le feu de critiques juridiques. Le battage médiatique autour de la Delta Force occulte le véritable vainqueur : un dispositif de surveillance qui transforme la technologie personnelle en une arme ultime de ciblage. L’arme qui a permis de capturer Maduro n’était pas seulement un fusil, mais par dessus tout le smartphone de son garde du corps.