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TÉHÉRAN (Tasnim) – Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a fermement condamné l’agression militaire américaine contre le Venezuela et réitéré le soutien indéfectible de Téhéran au peuple vénézuélien et à son gouvernement élu.

Lors d’une conversation téléphonique samedi soir, M. Araqchi et son homologue vénézuélien Yvan Gil Pinto ont discuté des derniers développements à la suite de l’agression militaire américaine contre le Venezuela.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, tout en condamnant fermement l’agression militaire américaine contre le Venezuela et l’enlèvement du président légitime du pays et de son épouse, a qualifié cette action d’exemple flagrant de terrorisme d’État et de violation manifeste de la souveraineté du Venezuela et de la volonté nationale de son peuple.

M. Araqchi a également souligné le soutien de l’Iran au peuple et au gouvernement élu du Venezuela.

Pour sa part, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a salué la position de principe de l’Iran en déclarant sa solidarité avec le Venezuela.

Il a déclaré que le peuple et le gouvernement vénézuéliens étaient déterminés à défendre leur souveraineté nationale et leur droit à l’autodétermination face aux politiques intimidantes et illégales des États-Unis.

Après des mois de menaces et de pressions, les États-Unis ont bombardé samedi le Venezuela et renversé son président, Nicolas Maduro, qui a été arrêté et emmené dans un centre de détention à New York, où il sera jugé.

Maduro est arrivé samedi soir dans une base militaire américaine après avoir été « capturé » par les forces américaines à Caracas.

La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez a dénoncé l’« enlèvement » de Maduro, affirmant qu’il était « le seul président du Venezuela ».

Le président américain Donald Trump a déclaré que Washington allait « diriger » le Venezuela et exploiter ses vastes réserves de pétrole, mais il n’a donné que peu de détails sur la manière dont les États-Unis allaient s’y prendre.

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir lundi à ce sujet, le secrétaire général Antonio Guterres ayant déclaré que les actions des États-Unis créaient « un dangereux précédent ».