Étiquettes
Les forces de sécurité iraniennes ont arrêté des dizaines de meneurs d’émeutes armées dans la province de Gilan.
Le commandement de la police de la province de Gilan a annoncé samedi l’arrestation de 50 personnes identifiées comme étant les meneurs des émeutes armées dans la province, située au nord-ouest de l’Iran. Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre d’une répression intensifiée contre les meneurs des violentes émeutes qui ont éclaté dans plusieurs régions depuis le début de l’année.
Le procureur général de la province de Khorasan Razavi, Hassan Hemmati-Far, a également confirmé que plus de 10 personnes responsables du meurtre de membres des forces de sécurité dans la rue Tabarsi à Mashhad avaient été placées en détention. Il a également signalé l’arrestation de 22 meneurs d’émeutes, 50 saboteurs impliqués dans des incendies criminels visant des biens publics et privés, et 38 personnes accusées d’avoir commis des actes de violence contre des civils.
Hemmati-Far a souligné que le pouvoir judiciaire prendrait des mesures fermes et sans compromis à l’encontre de toutes les personnes impliquées dans les troubles.
Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, les forces de sécurité ont arrêté environ 3 000 personnes liées à des groupes terroristes et impliquées dans les émeutes armées qui ont eu lieu dans plusieurs provinces. La vague de troubles a fait de nombreuses victimes, tant parmi les civils que parmi les forces de sécurité, et a causé d’importants dégâts aux biens publics et privés.
Les autorités iraniennes ont déclaré que bon nombre des personnes arrêtées ces derniers jours étaient en contact avec des entités étrangères, notamment le Mossad. Les détenus sont accusés d’avoir joué un rôle clé dans l’organisation et l’incitation à la violence visant à déstabiliser le pays.
Les sources sécuritaires ont souligné que ces opérations se poursuivaient et que l’État continuerait à lutter contre tout groupe tentant de porter atteinte à la sécurité nationale avec le soutien de puissances étrangères.
L’Iran arrête des meneurs d’émeutes et des saboteurs à Kermanshah et Kerman
Dans le même ordre d’idées, les autorités iraniennes ont annoncé vendredi l’arrestation de nombreuses personnes impliquées dans les récentes émeutes dans les provinces de Kermanshah et Kerman, qualifiant ces incidents d’actions organisées et armées plutôt que de manifestations ordinaires.
Le chef de la police de la province de Kerman, le colonel Akbar Najafi, a confirmé l’arrestation de cinq saboteurs.
Selon le colonel Najafi, ces individus étaient responsables d’avoir endommagé une station-service et une base Basij. « Des quantités de matériaux inflammables ont été saisies chez ces vandales », a ajouté Najafi, sans donner plus de détails sur leur identité ou leur affiliation.
Dans un autre développement dans la province de Kermanshah, située dans l’ouest de l’Iran, le gouverneur Manouchehr Habibi a déclaré que les autorités avaient arrêté un grand nombre de leaders impliqués dans les récentes émeutes.
S’adressant à l’agence de presse Tasnim, M. Habibi a souligné que les troubles dans la province étaient loin d’être spontanés. « Ce que nous avons observé n’était pas un mouvement de protestation ordinaire, mais un mouvement entièrement organisé », a-t-il déclaré, ajoutant que « les émeutiers armés cherchaient à causer un grand nombre de morts ».
Le gouverneur a noté que les individus arrêtés étaient en possession d’armes à feu, de talkies-walkies et de bombes artisanales, ce qui suggère qu’ils étaient prêts à commettre des actes de violence coordonnés.
Par ailleurs, la police de sécurité iranienne, la SAFA, a annoncé la saisie d’environ 60 000 armes dans la province méridionale de Bushehr, affirmant que ces armes étaient destinées à alimenter les émeutes et les activités armées dans la capitale, Téhéran.
Dans un communiqué, la SAFA a déclaré que ces armes avaient été introduites clandestinement pour armer ce qu’elle a qualifié d’éléments terroristes opérant à Téhéran. L’opération a également conduit à l’arrestation de deux suspects accusés d’avoir participé au complot.
Les autorités iraniennes ont déclaré que cette saisie s’inscrivait dans le cadre des mesures de sécurité mises en place pour démanteler les réseaux de contrebande d’armes et prévenir les troubles, en particulier dans les grands centres urbains.