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Ghalibaf : « Nous ne rejetons pas le dialogue, Trump cherche l'imposition

Téhéran – IRNA – Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré : « Nous ne rejetons pas le principe du dialogue et de la diplomatie, mais celle‑ci doit être réelle, fondée sur le respect mutuel et assortie de garanties concrètes. »

Lors d’un entretien avec la chaîne télévisée américaine CNN, Ghalibaf a précisé : « Négocier sous la menace de la guerre ne fait qu’attiser les tensions.

Tant que les bénéfices économiques du peuple iranien ne seront pas fermement garantis, il n’est pas question de négociation, car nous ne considérons pas l’imposition ou la dictée d’un pouvoir comme une négociation véritable. »

Le président du Parlement iranien a ajouté : « Si M. Trump aspire réellement à la paix ou même à un prix Nobel, qu’il écarte de son entourage les fauteurs de guerre et les partisans de la soumission. Ce n’est qu’alors que l’Iran et la communauté internationale pourront croire à sa sincérité. »

Interrogé sur la proposition américaine de reprise du dialogue, Ghalibaf a répondu : « Les États‑Unis prétendent parler de négociation. Mais il faut d’abord définir de quel dialogue il s’agit.

Si c’est une négociation authentique, fondée sur les règles et usages internationaux, nous sommes ouverts.

Mais l’expérience des années passées prouve que le président américain cherche avant tout à imposer ses vues intéressées et diktats.

Lorsque ses positions sont refusées, il tente de les transformer en pressions ou en guerre, ce qui n’a rien à voir avec la diplomatie. »

En référence à l’accord nucléaire (JCPOA), Ghalibaf a rappelé : « Sous le premier mandat de Trump, un accord multilatéral majeur approuvé par le Conseil de sécurité de l’ONU a été signé, puis déchiré par Washington. Si c’est cela que l’on appelle “dialogue”, quel en est le sens et quelle crédibilité en reste‑t‑il pour l’opinion mondiale ? »

Et de poursuivre : « Lors du second mandat, Trump a de nouveau parlé de négociations, et l’Iran s’est engagé avec bonne volonté dans ce processus.

Mais à peine deux jours avant le sixième cycle de pourparlers, la table des discussions a été bombardée. Peut‑on appeler cela un dialogue ? Certainement pas. »

Ghalibaf a enfin souligné : « La diplomatie doit reposer sur l’équilibre, la confiance et le respect réciproque. Aucune solution durable ne peut être obtenue sous la menace ou par la force militaire.

Tant qu’il n’y aura pas de garantie réelle pour les droits du peuple iranien, tant que ses intérêts économiques et sa dignité nationale ne seront pas respectés, il n’y aura pas de négociation.

Nous ne considérons ni la dictée, ni l’imposition, ni la capitulation comme une forme de dialogue. »

Irna