« Les accusations portées à mon encontre sont infondées », a assuré samedi dans un communiqué transmis à l’AFP Jack Lang, visé avec sa fille par une enquête du Parquet national financier (PNF), pour ses liens supposés avec Jeffrey Epstein.
Belga

L’ancien ministre français de la Culture a indiqué accueillir « avec sérénité et même soulagement » l’enquête préliminaire ouverte vendredi pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée ».
« Elle permettra de faire toute la lumière sur des accusations portant atteintes à ma probité et à mon honneur », a-t-il aussi affirmé.
Dans la foulée, il a proposé sa démission de son poste de président de l’Institut du monde arabe (IMA) à Jean-Noël Barrot, ce dernier déclarant en avoir pris acte.
Au Quai d’Orsay dimanche
Jack Lang doit se rendre dimanche au Quai d’Orsay à la demande du ministre des Affaires étrangères, après la publication fin janvier de nouveaux documents sur le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein, qui ont fait apparaître des liens entre les deux hommes.
Si aucune charge ne pèse à ce stade contre l’ancien ministre, la mention de son nom à 673 reprises dans des échanges avec Jeffrey Epstein et ses liens d’intérêt avec le financier américain ont poussé de nombreux membres de la classe politique à exiger son départ de l’IMA.
« Je me réserve, s’agissant de la poursuite de son mandat, toutes les options », avait déclaré vendredi Jean-Noël Barrot.
« Les premiers éléments qui ressortent de ces dossiers sont inédits et d’une extrême gravité » et « exigent un travail d’enquête rigoureux et approfondi », avait ajouté le ministre.
D’après l’entourage du ministre, Jean-Noël Barrot lui avait demandé « de prendre rapidement la bonne décision ».
Mercredi, l’homme avait formellement exclu de quitter son poste. Sans nier ses liens avec le financier américain décédé en 2019, il a plaidé la naïveté et assuré qu’il ignorait tout du passé criminel de cet homme quand il l’a rencontré, il y a « une quinzaine d’années », par l’entremise du réalisateur Woody Allen.
Parmi les échanges entre les deux hommes, plusieurs messages de 2015 révèlent des négociations autour de la vente d’un riad à Marrakech entre eux.
Également mise en cause dans les documents publiés par l’administration américaine, la fille de Jack Lang, Caroline Lang, a démissionné lundi de la tête d’un syndicat de producteurs de cinéma après des révélations sur une société « offshore » qu’elle a fondée en 2016 avec l’homme d’affaires américain.