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Cette image fournie par la marine américaine montre le capitaine Daniel Keeler, commandant du porte-avions USS Abraham Lincoln de classe Nimitz, alors qu’il se prépare à piloter un hélicoptère MH-60R Sea Hawk dans l’océan Indien.Photo : AP

L’armée américaine se prépare à la possibilité d’une agression soutenue de plusieurs semaines contre l’Iran si le président américain Donald Trump en donne l’ordre, ont déclaré deux responsables américains à Reuters, laissant entrevoir la possibilité d’une attaque beaucoup plus grave contre Téhéran, écrit « Al Mayadeen ».

Ces responsables, s’exprimant sous couvert d’anonymat en raison du caractère sensible de la planification, ont déclaré que les préparatifs allaient au-delà de frappes ponctuelles et limitées et pourraient évoluer vers une campagne prolongée en fonction de l’évolution de la situation. Cette révélation intervient alors que les efforts diplomatiques entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien ont repris.

La diplomatie est en marche, mais le renforcement militaire américain s’intensifie

Les diplomates américains et iraniens ont tenu des pourparlers à Oman la semaine dernière afin de tenter de relancer les négociations, alors même que Washington renforçait sa présence militaire dans la région.

Selon des responsables américains, le Pentagone a déployé un porte-avions supplémentaire en Asie occidentale, ainsi que des milliers de soldats, des avions de combat, des destroyers lance-missiles et d’autres moyens. S’adressant vendredi aux troupes américaines dans une base en Caroline du Nord, Donald Trump a reconnu les difficultés présumées pour parvenir à un accord avec Téhéran.

« Il a été difficile de conclure un accord », a déclaré Trump, ajoutant : « Parfois, il faut savoir faire preuve de crainte.

« C’est la seule chose qui permettra vraiment de régler la situation », a-t-il déclaré.

L’année dernière, les États-Unis ont déployé deux porte-avions dans la région et lancé une attaque contre des sites nucléaires iraniens. L’Iran a alors riposté par une frappe calculée contre une base américaine au Qatar.

Les États-Unis s’attendent à d’éventuelles représailles

Des responsables ont déclaré à Reuters que la planification actuelle était plus complexe. En cas d’agression prolongée, les forces américaines pourraient cibler les installations étatiques et sécuritaires iraniennes en plus des infrastructures nucléaires, selon un responsable qui a refusé de fournir plus de détails.

Dans le même temps, les experts continuent de mettre en garde contre le fait que toute confrontation à grande échelle avec l’Iran comporterait des risques régionaux importants et mettrait en danger les troupes américaines présentes dans la région. Téhéran possède un vaste arsenal de missiles et a signalé à plusieurs reprises qu’il riposterait à toute attaque sur son territoire, que l’agression soit limitée ou soutenue.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a averti qu’en cas de frappes sur le sol iranien, il pourrait riposter contre les bases militaires américaines dans toute l’Asie occidentale. Les États-Unis exploitent des installations militaires en Jordanie, au Koweït, en Arabie saoudite, au Qatar, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis et en Turquie, ainsi que des batteries antimissiles en Palestine occupée.

Un responsable américain a déclaré à Reuters que Washington s’attendait pleinement à des représailles iraniennes en cas de frappe, ce qui pourrait entraîner des attaques réciproques pendant une longue période et augmenter le risque d’un conflit régional plus large.

Le président Trump a menacé à plusieurs reprises de mener une offensive contre l’Iran. Jeudi, il a averti que l’échec d’une solution diplomatique serait « très traumatisant, très traumatisant ».

Netanyahu pousse à l’agression

Les déclarations des responsables américains font suite à la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, où il a déclaré que les discussions avec Trump avaient porté « avant tout sur l’Iran ».

Netanyahu avait précédemment exprimé son « scepticisme général », selon un communiqué publié par son bureau, soulignant que tout accord entre les États-Unis et l’Iran devait inclure des éléments d’une importance cruciale pour « Israël », notamment le programme nucléaire iranien, son programme de missiles balistiques et ses liens avec ses alliés régionaux. Ces questions restent au cœur des tensions actuelles entre Israël et l’Iran, d’autant plus que les responsables américains manifestent leur intérêt pour élargir la portée des négociations au-delà du dossier nucléaire.

 … Une immense banderole a été déployée sur la place Palestine à Téhéran, représentant une carte des cibles potentielles dans la région de Tel-Aviv, accompagnée de l’avertissement suivant :

« Face à une pluie de missiles, cette zone est petite.

Vous commencez… Nous finissons ! »

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