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L’absence totale d’initiative militaire russe sur le front ukrainien tandis que le Moyen-Orient et le Golfe sont embrasés par une guerre régionale majeure dont le spectre menace l’économie et la carte énergétique mondiales est perçu comme un affaiblissement total des capacités russes.

Au 6ème jour d’une guerre majeure au Moyen-Orient et dans le Golfe déclenchée par les États-Unis et Israël, la Russie ne semble pas vouloir ou pouvoir exploiter le chaos total causé par l’administration US pour entreprendre la moindre initiative en Ukraine. Au contraire, la Russie continue de perdre des Tankers et subit des attaques continuelles de drones aériens et navals sans pouvoir trouver une parade efficace à cette menace asymétrique.

Ce « statisme » ou « gel » ou « paralysie » est suivie avec une très grande attention par les États-Unis, lesquels pourraient cibler directement la Russie s’ils réussissent à détruire l’Iran. Cependant, cette tâche ne s’annonce pas du tout facile et Washington est en train de tout faire pour que l’Iran ne se transforme pas en un bourbier sans fin et sans issue. Les États-Unis ont appris qu’il ne suffisait pas de décapiter un pays pour obtenir une victoire militaire et le cas de l’Iran est plus que représentatif dans l’annulation de la nouvelle doctrine US de décapitation par l’usage de nouvelles technologies et d’armes secrètes.

La stratégie US vise l’Iran en tant que domino mais c’est la Russie qui demeure la cible numéro 1 car c’est l’un des rares pays au monde qui dispose d’une réelle volonté de se battre. La Chine, puissance économique majeure, ne possède pas cet esprit de combat et évite toute possibilité pour parvenir à un état d’hostilité susceptible d’aboutir à un conflit armé.

Le second pays des BRICS à montrer un esprit de combat est l’Iran et on le constate avec cette nouvelle guerre. L’Iran ne veut plus négocier un marché de dupes, ne cèdera pas et se battra sans capituler. Hormis la Russie et l’Iran, les autres pays des BRICS ont déjà capitulé et levé le drapeau blanc. Le cas de la Chine demeure fort problématique car une éventuelle chute de l’Iran assèchera ses réserves d’énergies fossiles et mettra un terme à sa production industrielle.

Comme nous l’avons annoncé précédemment, les BRICS n’avaient aucun avenir en tant que club et en mars 2026, il n’en reste plus grand chose.

L’Iran démontre en ce moment une grande capacité de résistance en dépit de la décapitation catastrophique de son commandement et la perte des deux tiers de sa flotte de surface. L’assassinat de son guide suprême n’a eu aucun impact sur la stabilité intrinsèque de son système politique bicéphale et une chaîne de commandement d’une remarquable résilience. La population iranienne perçue comme défiante à l’égard du régime est galvanisée et choquée par la participation d’Israël aux côtés des États-Unis dans la guerre et c’est cela qui a tout changé et fera que ce conflit durera au-delà du mois de septembre 2026 (nouvelle prédiction des planificateurs militaires US de la guerre à Tampa en Floride). La Russie est consciente des enjeux mais ne peut plus rien faire d’autre que de menacer de pouvoir couper les livraisons de gaz naturel à l’Europe à un moment de très fortes tensions géopolitiques dans le détroit d’Hormuz et une possible pénurie d’approvisionnement mondiaux en gaz mais cela est peu probable pour le moment.

La paralysie géostratégique russe contraste avec l’extrême mobilité stratégique de leurs adversaires, rappelant les batailles napoléoniennes jetant des foules désordonnées, braillardes et chantant à l’unisson face au conservatismes secs et austères des Autrichiens et des Prussiens entre 1795 et 1805.

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