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Les prix du pétrole poursuivent leur envolée et pourraient bientôt franchir la barre des 100 dollars le baril, un niveau inédit depuis près de quatre ans, alors que les tensions militaires au Moyen-Orient perturbent l’extraction et le transport d’hydrocarbures dans le golfe Persique

Le cours de l’or noir, à l’ouverture des marchés lundi 9 mars, devrait vraisemblablement poursuivre sur son envolée après le déclenchement par les États-Unis et Israël d’une campagne de frappes contre l’Iran.

Une hausse qui s’explique notamment par les attaques qui ont visé des pétroliers dans le détroit d’Ormuz ainsi que par les réductions de production amorcées par plusieurs grands producteurs de la région, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak et le Koweït. Ces pays représentent ensemble une part importante de l’approvisionnement mondial, ce qui alimente les craintes de pénurie sur les marchés.

Au cours de la semaine écoulée, le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a vu son cours progresser de 36 % pour atteindre 90,90 dollars le baril, « sa plus forte hausse hebdomadaire jamais enregistrée », a souligné le Financial Times (FT). Le baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, s’est quant à lui établi à 92,69 dollars, contre environ 60 dollars au début de l’année.

Les marchés anticipent désormais un blocage prolongé du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite habituellement environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. « À moins que la situation ne s’améliore rapidement, je m’attends à ce que nous atteignions des prix à trois chiffres du Brent en début de semaine prochaine », a déclaré auprès du FT Richard Bronze, responsable de la géopolitique au cabinet de conseil Energy Aspects.

RT