Étiquettes
armée israélienne, échec de l'opération, Bekaa, Liban, massacre de 26 civils, Ron Arad
Le nom du pilote israélien Ron Arad est revenu sur le devant de la scène après un largage aérien de l’ennemi à Nabi Shit à la recherche de sa dépouille. L’opération s’est soldée par un échec après la riposte de la résistance, mais elle a fait 26 morts et causé d’importants dégâts selon le ministère de la Santé, et a rouvert l’un des dossiers les plus mystérieux de l’histoire d’Israël concernant les personnes disparues.
Après l’échec de la tentative d’atterrissage israélienne dans la ville de Nabi Shit, dans la Bekaa, à l’est du Liban, le nom du pilote israélien « Ron Arad » est revenu sur le devant de la scène.
À l’aube du samedi, l’armée ennemie a mené une opération de débarquement à l’aide d’un certain nombre d’hélicoptères spéciaux, qui ont traversé la Syrie en direction du territoire libanais. L’occupant a prétendu que son objectif était de rechercher la dépouille de « Ron Arad », ce qui a rouvert l’un des dossiers les plus mystérieux de l’histoire de l’armée ennemie israélienne.
Après que la résistance ait repoussé les forces ennemies, l’opération a échoué, mais elle a laissé derrière elle des dégâts considérables dans le village de Nabi Shit. Selon les données du ministère de la Santé, 26 martyrs ont été tués à la suite des bombardements destructeurs qui ont accompagné l’opération.
La chute de l’avion et la capture
« Ron Arad » est un officier de l’armée de l’air israélienne né en 1958, qui travaillait comme navigateur aérien dans un avion de combat. Le 16 octobre 1986, il a participé à un raid israélien contre des cibles de l’Organisation de libération de la Palestine près de Saïda pendant la guerre du Liban. Au cours de la mission, l’avion a été touché par des tirs antiaériens, obligeant le pilote et le navigateur à sauter en parachute. Plus tard, le pilote a réussi à retourner dans l’entité occupée, tandis qu’Arad a été fait prisonnier au Liban.
Selon les récits israéliens, le mouvement Amal serait celui qui l’aurait capturé en premier après sa chute dans le sud du Liban.
Peu après sa capture, des photos de Ron Arad prises pendant sa détention ont été publiées et des lettres écrites de sa main ont été envoyées à sa famille par des intermédiaires.
Il a ensuite été transféré entre plusieurs entités locales, avant de disparaître complètement quelques années après sa capture.
Derniers indices de sa vie
Peu après sa capture, des photos d’Arad prises pendant sa détention ont été publiées, et des lettres écrites de sa main ont été envoyées à sa famille par des intermédiaires. On pense que la dernière preuve directe qu’il était en vie remonte à 1987, lorsque des photos de lui en captivité ont été publiées. Après cela, les signes certains concernant son sort ont cessé, selon des sources israéliennes.
Des rapports israéliens ajoutent que le mouvement Amal a ensuite perdu le contrôle sur lui et qu’il a peut-être été transféré à un autre groupe ou à une entité extérieure au Liban. Mais ces hypothèses restent incertaines, tandis que des récits ultérieurs ont suggéré qu’il aurait été tué en 1988 alors qu’il tentait de s’échapper de ses ravisseurs, selon le site israélien « Wint ».
Négociations et organisations concernées
Depuis sa capture, le dossier « Arad » est devenu une question centrale en Israël, ou du moins c’est ce que prétend l’État usurpateur. Plusieurs parties se sont engagées dans des négociations ou des médiations, notamment :
• Le mouvement Amal : l’entité qui l’a capturé au départ.
• D’autres organisations libanaises : on pense qu’elles l’ont pris en charge après son transfert depuis Amal.
• Le Hezbollah : son nom est apparu plus tard dans le dossier lorsqu’il est devenu un acteur clé dans le dossier des prisonniers dans les années 90.
Après la capture d’Arad en 1986, l’ennemi a mené plusieurs opérations d’enlèvement et d’arrestation au Liban afin d’obtenir des informations à son sujet, notamment l’enlèvement du cheikh Abdel Karim Obeid en 1989 et de Moustafa al-Dirani en 1994, dans le but de faire pression pour connaître son sort.
Une énigme non résolue
Près de 40 ans après sa capture, l’ennemi n’a toujours pas pu déterminer avec certitude le sort d’Arad, et ses restes n’ont toujours pas été retrouvés, ce qui fait de lui l’un des disparus les plus célèbres de l’histoire de l’armée israélienne.
Débarquement à Nabi Shit : à la recherche des restes du pilote
Dans ce contexte, le dossier a refait surface hier, après qu’une force ennemie ait mené une opération de débarquement aérien dans la ville de Nabi Shit, dans la Bekaa, à l’est du Liban. Selon les médias libanais, des hélicoptères israéliens ont débarqué une force commando qui a tenté d’atteindre un cimetière de la ville où se trouveraient les restes de Ron Arad. L’opération s’est déroulée de nuit, sous le couvert de raids aériens et de bombardements, avant que des affrontements n’éclatent avec la résistance dans la région. Elle s’est soldée par un échec et le retrait des forces ennemies sous le feu.
Résultats de l’opération et pertes
Selon des informations concordantes, l’opération s’est soldée par un échec de la force israélienne qui n’a pas atteint son objectif. Les informations disponibles indiquent que le nombre de victimes civiles s’élève à environ 26, tuées par les bombardements destructeurs qui ont frappé la région, causant des dégâts considérables.