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Alors que les États-Unis et Israël poursuivent leur guerre contre l’Iran, la réponse de Téhéran se concentre de plus en plus sur le marché mondial du pétrole. Selon un rapport de Bloomberg, en menaçant d’étrangler le détroit d’Ormuz, la République islamique tente d’imposer un coût économique punitif au président américain Donald Trump, calculant que la flambée des prix de l’essence aux États-Unis pourrait éroder le soutien intérieur à une guerre d’expansion contre un État souverain.
Environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole transite par ce détroit étroit, soit environ 20 millions de barils par jour, ce qui en fait le point de passage énergétique le plus critique de la planète. Washington et ses alliés du Golfe se démènent pour trouver des alternatives. L’oléoduc est-ouest de l’Arabie saoudite, construit il y a plusieurs décennies précisément pour contourner Ormuz en cas de confrontation avec l’Iran, peut rediriger jusqu’à 5 millions de barils par jour du golfe Persique vers la mer Rouge, tandis que les Émirats arabes unis exploitent une ligne plus petite vers le golfe d’Oman, capable de transporter environ 1,5 million de barils par jour.
Les prix du pétrole ont déjà dépassé les 100 dollars le baril après les premières vagues de frappes sur le territoire iranien. La Maison Blanche parie désormais que les itinéraires de contournement saoudiens et émiratis pourront temporairement amortir le choc suffisamment longtemps pour permettre à Washington d’imposer une issue politique à Téhéran. Mais ce calcul repose sur des hypothèses fragiles, à savoir que les infrastructures du Golfe resteront intactes, que les pétroliers pourront opérer en toute sécurité dans une zone de guerre et que la campagne américano-israélienne pourra prendre fin rapidement avant que les répercussions économiques ne deviennent incontrôlables pour Washington.
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