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Le blocus iranien du détroit d’Ormuz est solidement ancré sous l’ordre direct du nouveau Guide suprême, créant le plus grand choc pétrolier de l’histoire et déclenchant une crise économique mondiale. Les analystes militaires préviennent qu’une réouverture forcée pourrait nécessiter une offensive terrestre meurtrière sur un littoral iranien parsemé de bunkers souterrains et de blockhaus.

Il semble que la Chine dont 50% des importations d’hydrocarbures proviennent du Golfe, soit opposée à une fermeture totale du détroit d’Hormuz et ait une certaine influence sur la décision iranienne de maintenir le détroit stratégique ouvert pour certains navires et fermé pour d’autres. En d’autres termes, c’est la Chine qui détient un levier dans le détroit d’Hormuz jusqu’à présent.

Le Pentagone avait annoncé auparavant la destruction complète de la modeste marine de guerre iranienne mais avait omis la marine de guerre asymétrique, composée essentiellement de drones navals et submersibles. Ces drones navals ont non seulement touché hier cinq tankers au nord du Golfe mais engagé le premier combat naval direct avec le groupe aéronaval du porte-avions à propulsion nucléaire USS Abraham Lincoln durant lequel un destroyer US a raté tous ses tirs contre les petites embarcations.

Sans surprise aucune, la Roumanie a approuvé une demande américaine d’accès à la base aérienne Mihail Kogălniceanu, permettant le déploiement d’avions de chasse, d’avions ravitailleurs et d’un effectif pouvant atteindre 500 personnes afin de soutenir les opérations militaires contre l’Iran au Moyen-Orient.

Cette décision représente une expansion significative et immédiate de la projection de force et des capacités logistiques des États-Unis dans la région de la mer Noire, renforçant ainsi leur capacité à mener des opérations aériennes soutenues dans le cadre de la guerre majeure au Levant, au Moyen-Orient et dans le Golfe mais également dans le contexte de la guerre en Ukraine vu le rôle crucial joué par la Roumanie dans ce conflit en Europe orientale.

Le repli des avions militaires US vers l’Europe fait suite aux frappes balistiques et de drones de l’Iran contre toutes les bases militaires déclarées et secrètes dans la région.

L’Irak est le théâtre central d’un conflit régional de haute intensité, caractérisé par un cycle incessant de frappes aériennes américaines et alliées contre les milices soutenues par l’Iran et par des attaques asymétriques soutenues de la résistance islamique en Irak contre les bases américaines, le tout dans un contexte d’effondrement catastrophique des infrastructures nationales, notamment une panne totale du réseau électrique et l’arrêt quasi complet du secteur pétrolier.

La situation en Irak échappe à tout contrôle. Le CentCom a reconnu officiellement la perte d’un avion de ravitaillement en vol KC-135 Stratotanker au-dessus de l’Irak occidental. Un autre KC-135 aurait atterri en catastrophe en Israël mais la situation n’est pas claire. Il semble que les pertes subies ne sont pas divulguées. La perte reconnue de ce KC-135 fait suite à la perte de trois avions de combat F-15E Strike Eagle au-dessus du Koweït et de 12 drones General Atomics MQ-9 au-dessus de l’Iran. Les autres pertes, notamment en Arabie Saoudite et au Bahreïn sont passées sous silence.

Une base militaire conjointe située dans la région de Makhmour, près d’Erbil, qui abrite des forces françaises et des combattants peshmergas kurdes, a été la cible d’une attaque suicide par drone.

L’attaque a provoqué d’importants incendies et blessé officiellement au moins six soldats français. Cet incident s’inscrit dans un contexte plus large d’escalade des menaces contre les intérêts français en Irak, la Résistance islamique en Irak ayant explicitement déclaré que les militaires français en Irak étaient des cibles après le déploiement du porte-avions à propulsion nucléaire Charles de Gaulle (R91) dans la région.

Cette frappe représente une attaque directe contre un autre partenaire de la coalition en Irak après la base militaire italienne à Erbil et risque d’entraîner la France dans un rôle plus actif au combat, ce qui pourrait aggraver le conflit régional. Cette attaque spectaculaire souligne la vulnérabilité persistante des forces internationales face aux attaques asymétriques menées par des drones kamikazes.

Les Émirats arabes unis, en particulier la base aérienne d’Al Dhafra (forces US) et le Camp de la Paix (forces françaises), restent soumis à des attaques persistantes et sophistiquées menées par l’Iran dans plusieurs domaines, à l’aide de missiles balistiques, de drones et probablement de navires de surface sans pilote, causant des dommages importants aux infrastructures militaires critiques, notamment aux radars THAAD, aux hangars abritant des équipements clés, et désormais à un cratère important causé par un missile balistique à ogive lourde.

Fait nouveau, les forces US ont commencé a utiliser des drones kamikazes LUCAS (Low cost Uncrewed Combat Attack System) contre des groupes paramilitaires en Irak. Le drone américain LUCAS est une copie directe du drone iranien Shahed 136.

Le sud du Liban est l’épicentre d’une guerre totale, Israël lançant des frappes aériennes et des tirs d’artillerie intensifs sur plusieurs villes après avoir officiellement annoncé une opération militaire de grande envergure, tandis que le Hezbollah libanais poursuit ses attaques à un rythme soutenu à l’aide de roquettes et de drones dans le nord d’Israël. La base militaire israélienne de Glilot, siège du Mossad et de l’unité 8200, reste une cible privilégiée pour les tirs de missiles à longue portée du Hezbollah, alors que la région de Tel-Aviv dans son ensemble est confrontée à une menace multiforme provenant à la fois des frappes de missiles balistiques iraniens et des attaques de drones du Hezbollah libanais.

Les autres fronts ouverts sont tous en situation critique. L’usage de la mère de toutes les bombes (MOAB) lancée par un bombardier stratégique US B-2 Spirit sur un objectif situé dans la ville saintes de Qom dans le centre de l’Iran a galvanisé une population plus défiante que jamais contre ce qu’elle perçoit comme une agression caractérisée. Ces frappes aériennes renforcent le pouvoir iranien et sa détermination de poursuivre les représailles.

La guerre au Levant, au Moyen-Orient et dans le Golfe n’a rien d’une excursion et se complique de plus en plus. Le blackout total imposé en Israël, le CentCom et les pays du Golfe démontre que la situation est loin d’évoluer favorablement pour ceux qui ont initié cette catastrophe historique.

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