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par Larry C. Johnson

L’image ci-dessus nous rappelle que nous sommes en plein « déjà-vu » en ce qui concerne la guerre actuelle avec l’Iran. Malgré la promesse de campagne de Trump de ne pas déclencher une nouvelle guerre au Moyen-Orient, c’est exactement ce qu’il a fait. Il n’y a qu’un seul petit problème… Il ne peut pas la gagner et, même s’il déclare la victoire et tente de ramener les escadrons de l’armée de l’air et les groupes aéronavals au pays, l’Iran ne va pas coopérer.

J’ai été interviewé vendredi soir tard par un homme de 40 ans qui vit en Iran. Il est né pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980 et n’a pas vraiment de souvenir de la façon dont cet événement a résonné parmi les adultes à l’époque. Cependant, les attaques américaines et israéliennes de juin 2025 et février 2026 ont ravivé un esprit de patriotisme et de nationalisme parmi la génération née entre 1980 et 2010. Les espoirs occidentaux de voir le peuple iranien réclamer la fin de la République islamique ont été anéantis. L’Iran est aujourd’hui plus uni qu’il ne l’a jamais été depuis la révolution de 1979.

Une histoire a fait surface qui explique pourquoi Israël et les États-Unis étaient si convaincus que l’attaque du 28 février entraînerait un changement de régime et la chute de la République islamique… Le Mossad israélien avait recruté le général Esmail Qaani. Le général Esmail Qaani (souvent orthographié Qaani ou Qaani) était un général de brigade iranien au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique ( , IRGC) qui a occupé le poste de commandant de la Force Qods de l’IRGC, l’unité chargée des opérations secrètes et à l’étranger de l’Iran, jusqu’en janvier 2020, date à laquelle il a été nommé pour remplacer Qassem Soleimani après que celui-ci eut été tué lors d’une frappe de drone américain près de Bagdad le 3 janvier 2020. Le général Qaani aurait promis de livrer l’Iran à l’Occident, mais son rôle dans la facilitation de l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei a été dévoilé et il a été éliminé. Regardez cette vidéo pour comprendre l’étendue de sa trahison.

Au cours de la semaine qui a suivi la mort de l’ayatollah Khamenei et de ses principaux généraux, les opérations militaires et les frappes de missiles iraniennes ont été menées de manière décentralisée, ce qui a donné à chaque commandant régional une autonomie totale pour choisir ses cibles. Il semble désormais que le système de commandement et de contrôle des forces armées et des services de sécurité iraniens ait été rétabli et que l’Iran mette actuellement en œuvre un plan très précis et coordonné visant à chasser les États-Unis du golfe Persique et à détruire la capacité d’Israël à attaquer l’Iran.

Voici le rapport de l’Iran sur ses activités du 14 mars :

Au cours de la 52e vague de l’opération « True Promise 4 », sous le code « O Zainab al-Kubra, que la paix soit sur elle », les forces du CGRI ont mené des frappes combinées contre des cibles situées dans les territoires occupés et trois bases américaines, en représailles au sang versé par les travailleurs martyrs des villes industrielles iraniennes.

  • Les sirènes des ambulances et les aveux sionistes concernant l’augmentation du nombre de morts et de blessés révèlent l’ampleur des frappes de missiles du CGRI sur les secteurs industriels de Tel-Aviv.
  • Des missiles et des drones iraniens ont également frappé les secteurs industriels et les points de rassemblement des forces américaines à la base d’Al-Harir à Erbil, ainsi qu’aux bases d’Ali Al-Salem et d’Arifjan.
  • Le sort inconnu du Premier ministre sioniste et les informations selon lesquelles il serait mort ou en fuite avec sa famille mettent en évidence la crise au sein du régime sioniste. Si ce criminel tueur d’enfants est en vie, nous continuerons à le traquer et à le tuer avec toute la force nécessaire.

L’Iran mène en moyenne quatre vagues d’attaques de missiles et de drones par jour. Les États-Unis et Israël ont gravement sous-estimé l’arsenal de missiles balistiques de l’Iran. Si Donald Trump tente de crier victoire et de se retirer, l’Iran ne le fera pas. L’Iran continuera de pilonner les installations militaires américaines dans le golfe Persique ainsi que l’armée et les infrastructures israéliennes. Je pense que l’Iran ne mettra pas fin à son blocus du détroit d’Ormuz tant que les États-Unis et Israël n’auront pas accepté les conditions de l’Iran. Celles-ci comprennent la levée de toutes les sanctions contre l’Iran, le retrait des installations militaires américaines du golfe Persique et le versement de réparations pour les dommages infligés à l’Iran au cours de cette guerre.

Trump sera confronté au dilemme suivant : accepter les conditions de l’Iran (un dénouement humiliant) ou poursuivre une guerre d’usure alors que l’Iran lance au moins trois vagues de missiles chaque jour. La pression sur Trump sera énorme tant que l’Iran maintiendra son contrôle sur le détroit d’Ormuz… Les alliés des États-Unis, en particulier en Asie, plaideront pour une fin de la guerre, et la situation économique intérieure s’aggravera. Trump est pris au piège et ne semble pas disposer d’une issue politiquement viable.

Sonar21