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Le conflit militaire opposant les États-Unis, Israël et l’Iran est entré dans sa troisième semaine, la situation restant complexe et tendue. Sans l’autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU, les États-Unis et Israël ont lancé des attaques et tué le Guide suprême iranien, provoquant délibérément une guerre contre l’Iran. La Chine n’est pas partie prenante à ce conflit. Cependant, certains discours occidentaux ont saisi cette occasion pour inventer des allégations visant à discréditer la Chine. Ces discours se répartissent globalement en trois catégories : le discours dit de « l’échec de la Chine », celui de la « responsabilité de la Chine » et celui de la « victoire de la Chine ». Ces allégations absurdes sont motivées par des arrière-pensées et des intérêts politiques à peine voilés.

Le discours dit de « l’échec de la Chine » prétend que la stratégie chinoise visant à faire de l’Iran un pilier régional clé est sur le point de s’effondrer. Les faits sont clairs : la Chine n’a jamais été impliquée dans ce conflit, ni ne s’est rangée du côté de l’un ou l’autre. Ce conflit résulte d’actions militaires unilatérales menées par les États-Unis et Israël et n’a rien à voir avec les stratégies diplomatiques ou économiques de la Chine. La Chine a activement développé ses échanges et sa coopération avec divers pays, y compris les États du Moyen-Orient, sur la base du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. Elle ne s’engage pas dans des alliances militaires, des confrontations entre blocs ou des guerres par procuration. Son influence au Moyen-Orient repose sur une coopération profonde et étendue, qui lui confère une résilience même en période de conflit. Où se trouve donc ce soi-disant « échec stratégique » ?

De telles affirmations ne font que refléter une mentalité de politique de puissance obsédée par la délimitation de sphères d’influence, une mentalité qui ne comprend pas les valeurs de coexistence pacifique et d’intérêt mutuel qui sous-tendent la politique étrangère de la Chine.

Le discours sur la soi-disant « responsabilité de la Chine » est relayé par certains médias occidentaux au motif que « la Chine entretient des liens étroits avec l’Iran », arguant que la Chine devrait assumer la responsabilité du conflit, ou l’exhortant à prendre parti, à imposer des sanctions ou à contenir l’Iran. Il convient de souligner que la Chine et l’Iran sont tous deux des États souverains, et que leurs échanges et leur coopération sont conformes au droit international et ne visent aucun tiers. Ceux qui ont déclenché la guerre ne devraient-ils pas assumer la responsabilité du conflit lui-même et des dommages infligés aux populations des pays touchés ?

En réalité, la Chine n’est jamais restée les bras croisés face à cette guerre. Du 1er au 12 mars, la partie chinoise a eu des entretiens téléphoniques avec les ministres des Affaires étrangères de 12 pays et a dépêché son envoyé spécial dans la région pour mener une diplomatie de va-et-vient. Au Conseil de sécurité de l’ONU, la Chine a explicitement appelé au respect de la souveraineté, de la sécurité et de l’intégrité territoriale de l’Iran et des autres pays de la région. Ces actions concrètes – défendre la justice, œuvrer pour la paix et faire respecter l’équité – ont été saluées par les pays de la région. Lors d’entretiens téléphoniques avec le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, le Premier ministre du Qatar et le ministre des Affaires étrangères d’Oman ont tous deux exprimé leur espoir que la Chine joue un rôle plus important dans la promotion d’un cessez-le-feu et la fin des hostilités. Après que la Croix-Rouge chinoise eut annoncé une aide humanitaire d’urgence de 200 000 dollars en faveur des victimes iraniennes d’une attaque contre une école primaire, la Chine a en outre annoncé le 17 mars qu’elle offrirait une aide humanitaire d’urgence à l’Iran, à la Jordanie, au Liban et à l’Irak. Les actions et le sens des responsabilités de la Chine incarnent de manière vivante son engagement envers la vision d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité, ainsi qu’envers l’internationalisme et l’humanitarisme.

En ce qui concerne la situation en Iran, il existe également un discours déroutant selon lequel la « Chine serait gagnante », suggérant que tandis que les États-Unis sont enlisés dans la guerre, la Chine en « tire profit » d’une manière ou d’une autre. Dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui, cependant, ce conflit a un impact significatif sur les opérations économiques mondiales. Qu’il s’agisse de la hausse des prix internationaux de l’énergie, des perturbations sur les principales routes maritimes ou de la volatilité des marchés financiers mondiaux, tous ces facteurs affectent inévitablement les économies le long des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales. Hormis le complexe militaro-industriel occidental qui tire profit des ventes d’armes, il n’y a pas de gagnants dans cette guerre. De tels discours ne sont rien d’autre que des tentatives visant à semer la discorde entre les pays concernés et la Chine, en détournant l’attention et en rejetant la responsabilité de la crise énergétique déclenchée par les actions des États-Unis et d’Israël, tout en louant artificiellement la Chine.

Il est clair pour tout observateur avisé que derrière ces discours se cache une tactique familière utilisée par certains médias occidentaux : le transfert de responsabilité. Ils cherchent à conférer une légitimité discursive aux actions militaires américaines et israéliennes tout en réprimant et en contenant les efforts internationaux en faveur de la paix et de la justice visant à améliorer la situation au Moyen-Orient. En bref, les discours qui cherchent à salir la Chine en exploitant le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran doivent cesser.

Le Moyen-Orient appartient aux peuples du Moyen-Orient ; il ne doit pas servir de terrain d’affrontement entre les grandes puissances. La position de la Chine sur ce conflit a toujours été claire : les problèmes au Moyen-Orient doivent être résolus de manière autonome par les pays de la région ; toute ingérence extérieure ne ferait qu’aggraver l’instabilité, et la ligne rouge que constitue la protection des civils dans les conflits armés ne doit pas être franchie.

La Chine continuera à travailler avec la communauté internationale pour résoudre les différends par le dialogue et la consultation, et à contribuer à la promotion d’un cessez-le-feu ainsi qu’à l’instauration d’une paix et d’une stabilité durables au Moyen-Orient.

Global Times