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La situation sur le terrain s’intensifie dans le sud du Liban, sur fond d’échanges d’attaques incessants, alors que la résistance intensifie ses opérations de tir et élargit la portée de ses frappes, tandis qu’Israël tente d’imposer une nouvelle donne sur le terrain sous un feu nourri, dans une bataille ouverte marquée par des va-et-vient et des changements de lignes de front.

Dans ce contexte, la résistance a poursuivi ses opérations hier, menant des attaques simultanées visant des regroupements de soldats d’occupation à plusieurs points frontaliers au sud, notamment à Mays al-Jabal, Maroun al-Ras et Al-Khayam, par des tirs de roquettes intensifs et en ciblant des positions à l’intérieur des colonies.

Elle a également annoncé avoir touché et détruit deux chars de type « Merkava » dans le projet de Taybeh, portant à cinq le nombre de chars visés, tout en utilisant des drones d’attaque et en élargissant le périmètre des tirs vers la colonie de Nahariya. Les médias israéliens ont fait état de tirs de roquettes par la résistance vers les colonies du nord, à 100 km à l’intérieur des frontières palestiniennes, tandis que la chaîne hébraïque Channel 15 a évoqué le tir de missiles balistiques sol-sol depuis le Liban en direction des colonies de Cisjordanie.

La deuxième nuit des opérations « Al-Asf al-Ma’oul » a vu hier le Hezbollah lancer une vague massive de tirs de roquettes sous le nom d’« Opérations Khyber 1 », dont la portée a dépassé celle de la première vague. Cette initiative a permis à la résistance de démontrer sa capacité à étendre la portée de ses tirs, ce qui reflète la solidité de son système de commandement et de contrôle et prouve l’insécurité qui règne dans le nord de la Palestine occupée, notamment dans les colonies situées dans le rayon d’alerte précoce.

En revanche, le front de Al-Khayam a connu une escalade sur le terrain avec une tentative d’avancée hostile vers le quartier ouest sous le couvert de tirs de munitions au phosphore et d’un mur de fumée, au milieu d’affrontements dans les zones sud près du centre de détention d’Al-Khayam, ce qui indique la poursuite de la tactique du « coup de poing » derrière les lignes ennemies. Des affrontements ont également été enregistrés dans la ville de Taybeh après l’échec d’une incursion de chars d’occupation vers son centre, tandis que Al-Khayam et Taybeh se sont imposées comme deux fronts mobiles face aux frappes visant les positions de l’ennemi dans d’autres zones. Parallèlement, l’armée d’occupation a mené des opérations de bombardement à Aita, Ramia et Al-Khayam, ainsi que la destruction de maisons et le nivellement de terres à Kfar Kila.

L’armée d’occupation reconnaît que son opération terrestre ne mettra pas fin aux tirs de roquettes et de drones

De l’autre côté, les médias israéliens ont évoqué le recours de la résistance à la « guerre de guérilla » et à un repli vers des lignes arrière, alors que l’armée d’occupation a reconnu que son opération terrestre ne mettrait pas fin aux tirs de roquettes et de drones, tandis que les frappes se poursuivent sur les colonies du nord, au milieu de plaintes concernant le manque de moyens de protection et la détérioration rapide de la situation sécuritaire.

À la lumière de ces développements, « Haaretz » a publié un rapport critique sur les performances militaires israéliennes dans le sud du Liban, soulignant que les estimations courantes en Israël concernant l’affaiblissement du Hezbollah au sud du Litani sont exagérées.

Le rapport estime que le Hezbollah n’a pas été vaincu sur le terrain, mais qu’il a réorganisé son déploiement en réduisant sa présence publique sur les lignes de front et en adoptant des tactiques de « guérilla », ce qui lui permet de conserver sa capacité offensive, notamment grâce aux roquettes et aux drones. Il a souligné que l’offensive terrestre, malgré le contrôle local qu’elle permet d’exercer, ne parvient pas à anéantir la structure opérationnelle de la résistance, mais risque au contraire d’exposer les forces israéliennes à un épuisement prolongé sans issue décisive.

Le rapport a souligné l’existence d’un fossé entre le discours politique en Israël et la réalité sur le terrain, où les opérations sont présentées comme des victoires, alors que la capacité du Hezbollah à prendre l’initiative et à frapper reste intacte.

Le rapport conclut que tout pari sur une issue militaire rapide au Sud-Liban semble irréaliste, compte tenu de la nature de la confrontation actuelle et de l’adaptation de la résistance au déroulement des combats.


Ciblage délibéré de l’armée

Les enquêtes menées hier par l’armée libanaise sur deux frappes ayant visé ses éléments à Kaakaya al-Jisr et à Zabadine ont confirmé que les bombardements israéliens étaient délibérés. Lors de la première frappe, un missile a visé un convoi composé d’une moto et d’une voiture roulant à proximité l’une de l’autre, à bord desquelles se trouvaient des soldats en tenue militaire qui rentraient de leur service, ce qui a entraîné le martyre d’un militaire et blessé quatre autres, dont un gravement. La deuxième frappe a visé une moto sur laquelle se trouvaient deux militaires en tenue de combat, sur la route de Zabadine, alors qu’ils se rendaient à leur poste, ce qui a entraîné leur mort.

Al Akhbar