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Londres (QNN) – Le conseiller à la sécurité nationale britannique Jonathan Powell estimait qu’un accord diplomatique avec l’Iran restait possible avant que les États-Unis et Israël ne lancent leur attaque militaire, selon un article du Guardian.

Powell aurait déclaré à des diplomates qu’il considérait que les négociateurs américains Jared Kushner et Steve Witkoff agissaient dans l’intérêt d’Israël pendant les négociations.

Un diplomate du Golfe familier avec les pourparlers a déclaré au Guardian : « Nous considérions Witkoff et Kushner comme des agents israéliens qui ont entraîné un président dans une guerre dont il souhaite se sortir. »

Powell a assisté au dernier cycle de pourparlers nucléaires indirects entre les États-Unis et l’Iran à Genève. Des diplomates ont indiqué qu’il avait conclu que la proposition de l’Iran concernant son programme nucléaire était suffisamment sérieuse pour empêcher une escalade.

Des sources ont déclaré au Guardian que Powell estimait que les négociations avaient permis de réels progrès et qualifiait la proposition iranienne de « surprenante ».

Les responsables britanniques s’attendaient à ce que les pourparlers se poursuivent. Les négociateurs avaient même prévu une nouvelle série de discussions techniques à Vienne.

Cependant, les États-Unis et Israël ont lancé leur attaque contre l’Iran seulement deux jours après la fin de la réunion de Genève.

Selon le rapport, la Grande-Bretagne estimait que la voie diplomatique continuait de porter ses fruits et que la guerre aurait pu être évitée.

Les responsables britanniques ne voyaient aucune preuve convaincante que l’Iran représentait une menace imminente ou qu’il était sur le point de fabriquer une arme nucléaire. En raison de cette évaluation, Londres considérait les frappes militaires comme précipitées et inutiles.

Le rapport indique que Powell estimait que la diplomatie offrait toujours une voie pour résoudre le différend de longue date concernant le programme nucléaire iranien.

Les négociations entre Washington et Téhéran se sont déroulées sous la médiation de Badr bin Hamad Al Busaidi. Powell a participé aux discussions aux côtés d’autres diplomates et conseillers.

L’Iran aurait proposé des concessions importantes au cours des pourparlers. Celles-ci comprenaient des limites strictes sur l’enrichissement de l’uranium, la dilution de ses stocks d’uranium hautement enrichi sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et des restrictions à long terme sur son programme nucléaire.

Selon des diplomates, ces propositions ont convaincu certains responsables occidentaux qu’un règlement négocié était à portée de main.

QNN