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La guerre majeure déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février 2026 l’a été en se basant sur de grossières erreurs de jugement et d’appréciation et une sous-estimation assez grave du potentiel militaire iranien et par dessus-tout de la mentalité, de l’histoire et de l’esprit combatif des Iraniens, toutes tendances confondues.

L’offensive iranienne contre les Émirats arabes unis se poursuit sans relâche, avec des frappes militaires soutenues visant des infrastructures critiques, des moyens militaires de la coalition et des intérêts commerciaux, causant d’importants dommages économiques, des perturbations opérationnelles et une extension du conflit au domaine maritime.

Deux avions commerciaux, un Airbus A380 luxueux d’Emirates Airlines et un Airbus A321 de Saudia Airlines, ont été endommagés au sol à l’aéroport international de Dubaï lors de précédentes attaques iraniennes. Un navire marchand a signalé une explosion à proximité immédiate de sa position, au nord de Sharjah, aux Émirats Arabes Unis. L’Australie, partenaire de toutes les aventures militaires de Washington et d’Israël, a confirmé qu’un missile balistique avait frappé la base aérienne d’Al Minhad à Dubaï, une installation militaire abritant des forces australiennes et également utilisée par les forces américaines et d’autres forces de la coalition.

Le détroit d’Hormuz reste de facto fermé sous contrôle iranien, le président US Donald Trump, visiblement psychologiquement affecté par la tournure que prennent les événements, ayant lancé un ultimatum de 48 heures pour sa réouverture.

Sans surprise, l’Iran a immédiatement réagi par une contre-menace catégorique de fermer complètement la voie maritime et de lancer des frappes irréversibles contre les infrastructures régionales, ce qui aggrave un dangereux jeu de bras de fer provoquant de graves perturbations économiques mondiales et entraînant une mobilisation militaire internationale. La plupart des armées régulières dans le monde sont en état d’alerte ou en situation de suivi de crise.

Ce qui est certain est que l’Iran a modifié sa législation pour monétiser le passage du détroit d’Hormuz, en fixant les frais de passage à environ 2 millions de dollars par navire, payables uniquement en Yuans chinois.

La Slovénie devient l’un des premiers pays affectés sur le plan énergétique de la guerre majeure déclenchée par Israël et les États-Unis : ce pays a mis en place un rationnement officiel du carburant afin de faire face à une grave crise d’approvisionnement provoquée par les perturbations sur le marché mondial du pétrole, qui a entraîné des achats de paniques généralisés, des stations-service vides et de longues files d’attente.

La Suisse a totalement suspendu ses exportations d’armes vers les États-Unis en vertu de la neutralité suisse et du caractère totalement illégal de la guerre contre l’Iran.

Deux semaines auparavant, le Sri Lanka a refusé l’atterrissage de deux avions militaires US emportant des missiles antinavires dans une attitude claire de ne pas se laisser entraîner dans le conflit.

Le retour de chefs militaires supposés exécutés ou écartés à la tête du Corps des Gardiens de la Révolution en Iran laisse perplexes leurs ennemis israéliens et américains. Il semble désormais certain que les dirigeants militaires iraniens qui viennent de prendre les commandes sont ceux qui ont joué un rôle crucial dans la projection stratégique de l’Iran au-delà de ses frontières durant les guerres d’Afghanistan, d’Irak et de Syrie. Ces chefs militaires sont peu connus et partisans d’une stratégie asymétrique offensive laissant peu de place à la doctrine défensive.

Les prouesses militaires du Hezbollah libanais au Sud-Liban sont actuellement impossibles à analyser. Le groupe paramilitaire libanais, déclaré comme mort peu après l’élimination de l’ensemble de son état-major et de son Secrétaire Général Hassan Nassrallah lors de 59 frappes aériennes consécutives combinées ayant engagé des technologies nouvelles*, n’avait plus aucune chance de revenir au devant de la scène après la chute de la Syrie et sa vassalisation par Washington via ses proxies islamistes. Cependant, les opérations militaires du Hezbollah libanais contre les forces israéliennes au Sud-Liban depuis le début du mois de mars 2026 révèlent que le groupe paramilitaire a exploité une trêve jamais respectée par Israël pour non seulement se reconstruire mais s’adapter totalement aux tactiques d’un adversaire jamais seul et doté d’une IA de combat au niveau tactique.

Trump et Netanyahou ont joué une partie de poker qu’ils croyaient gagnée d’avance mais se sont lourdement trompés. Cette partie de poker va les ruiner pour de bon.


*Les propagandes US et israélienne nient totalement ces faits et font porter le crédit de la décapitation du Hezbollah libanais à une seule opération assez simple, attribuée pour des raisons d’image à Israël et sans l’adjonction d’une IA militaire. Ce qui est totalement faux.

Strategika510