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Al-Sudani annonce la fin de la mission de la coalition à la date prévue, en septembre 2026 (Reuters)

La Mobilisation populaire a annoncé aujourd’hui le martyre du commandant des opérations d’Anbar au sein de l’organisation, Saad Dawai al-Baiji, ainsi que de plusieurs de ses compagnons, « à la suite d’une frappe aérienne américaine perfide qui a visé le quartier général alors qu’ils accomplissaient leur devoir national ».

Elle a ajouté que « ce crime odieux constitue une violation flagrante de la souveraineté de l’Irak, un mépris grave pour le sang de ses fils, et révèle une fois de plus la nature de l’approche agressive qui ne tient aucun compte des lois internationales ni des normes humanitaires », en tenant les forces politiques pour responsables de s’opposer à ce qu’elle a qualifié de « violations américaines répétées » et d’adopter des positions claires et fermes pour mettre fin à ces abus.

Dans un autre communiqué, la Commission des Mobilisations populaires a annoncé que deux combattants de la 47e brigade avaient été blessés lors d’un bombardement visant son commandement des opérations de la région de Al-Jazira, dans la zone de Jarf al-Nasr-Al-Sa’idat.

Elle a déclaré que « le commandement des opérations de la région de Al-Jazira, rattaché à l’Autorité des Mobilisations populaires dans la région de Jarf al-Nasr/Al-Sa’idat, a été victime, à 12 h 20, d’une agression sioniste-américaine perfide sous la forme d’une frappe aérienne visant ses positions, ce qui a entraîné la blessure de deux combattants de la 47e brigade, sans qu’aucune autre perte notable ne soit à déplorer ».

Al-Sudani : « Nous avons décidé de mettre fin à la mission de la coalition en septembre 2026 »

De son côté, le Premier ministre irakien Mohammed Shiaa Al-Sudani a réitéré sa condamnation du bombardement américain qui a visé les forces des Mobilisations populaires, mettant en garde contre les répercussions d’une escalade dans la région compte tenu de l’imbrication des intérêts internationaux et régionaux, et annonçant la fin de la mission de la coalition internationale avant la date prévue, celle-ci devant prendre officiellement fin en septembre 2026.

Dans une interview accordée au journal italien « Corriere della Sera », M. al-Sudani a déclaré : « Le Moyen-Orient traverse une phase extrêmement dangereuse, où les risques de voir les conflits dégénérer en une guerre régionale plus vaste s’accroissent, et où Israël déclenche des guerres, provoque des tragédies et enfreint le droit international. »

Il a ajouté que l’Irak suivait «avec une très grande inquiétude» l’escalade actuelle, car il se trouve au cœur d’une région où s’entrecroisent les intérêts internationaux et régionaux, soulignant que la question palestinienne reste le facteur essentiel de l’instabilité et que l’ignorer ou reporter sa résolution conduit toujours à des flambées de violence répétées.

Il a poursuivi en indiquant que l’Iran se présente comme le défenseur des Palestiniens, ce qui le place en confrontation directe avec d’autres parties dans la région et contribue à aggraver l’escalade, tout en mettant en garde contre le fait que la persistance des tensions pourrait conduire à des attaques contre les installations pétrolières et gazières, ce qui aurait de graves répercussions sur l’économie mondiale.

M. Al-Sudani a affirmé que l’Irak s’efforce d’éviter d’être entraîné dans un quelconque conflit et ne sera pas le théâtre d’un règlement de comptes entre les différentes forces, soulignant que le gouvernement œuvre au renforcement de la stabilité interne tout en jouant un rôle diplomatique pour rapprocher les points de vue des parties en conflit, en tirant parti de ses bonnes relations tant avec l’Iran qu’avec les États-Unis.

Il a souligné que l’Irak « ne croit pas aux solutions militaires », estimant que toute intervention armée pour résoudre la question du détroit d’Ormuz entraînerait une réaction iranienne, et a ajouté : « Nous ne contribuerons pas à la reprise de la navigation dans ce détroit ». Il a également indiqué que les forces de sécurité irakiennes s’efforcent de réprimer toute violence illégale et ont réussi à empêcher un grand nombre d’attaques.

Al-Sudani a indiqué que certains groupes armés considèrent la présence des forces étrangères comme une « occupation » ; c’est pourquoi il a été convenu avec les alliés de mettre fin à la mission de la coalition à la date prévue, en septembre 2026, estimant que le problème principal réside actuellement dans la violation de l’espace aérien irakien par l’aviation américaine ainsi que par les missiles et les drones iraniens.

Al Akhbar