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La guerre déclenchée par Israël et les États-Unis le 28 février 2026 n’a plus de critères d’achèvement. L’attention semble se focaliser sur le détroit stratégique d’Hormuz, lequel est partiellement bloqué par l’Iran mais les enjeux de cette guerre hors-normes sont clairement liés à la fin du pétrodollar, la transformation effective des États-Unis en un État-voyou, la péremption des fondements surlesquels a été construit l’OTAN, l’échec des stratégies d’influence de pays comme l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, lesquels encouragent Washington à continuer la guerre et à détruire l’Iran, la fin du mythe stratégique israélien, construit de toutes pièces par des efforts colossaux consentis par les États-Unis, la mise à nu de pays artificiels comme la Jordanie dont l’existence ne sert qu’à la protection d’Israël, la fin du mythe britannique d’un monde arabe en tant qu’espace géopolitique et un fine l’échec de la grande stratégie d’endiguement et d’affaiblissement de la Chine.

Plus de 1000 missiles de croisière BGM-109 Tomahawk et Black Tomahawk ont été utilisés pour saturer les défenses aériennes iraniennes le 28 février 2026 et permettre d’ouvrir la voie aux avions de combat. Ces derniers ont d’abord évolué dans le nord-ouest de l’Iran avant de bombarder la région centrale du pays. L’usage massif de munitions Stand-Off et de missiles aérobalistique ayant épuisé les stocks rapidement, l’aviation et les drones devaient prendre plus de risques et inévitablement essuyer des missiles antiaériens. Des F-35, des F-15 et des F-16 ont été atteints par l’explosion à proximité de la tête d’un missile antiaérien. Cela avait réduit les missions en profondeur. À cela s’ajoute la destruction ou la mise hors d’usage des 13 bases militaires US (officielles) dans le Golfe et au Moyen-Orient, orientant les avions de combat initialement vers Israël où l’USS Gerald Ford fournissait une plateforme dont la puissance et la portée était amplifiée par les KC-135, puis, après le retrait du porte-avions géant US suite à sa mise hors-service, vers la Grèce, la Roumanie, l’Italie et l’Allemagne. Ce qui explique la prédominance de l’aviation stratégique sur celle dite tactique. L’usage de drones d’attaque en profondeur a démontré ses limites dans un environnement où la suppression A2/AD n’a pas été complète: plus de 200 drones dont plus de 21 drones MQ-9 Reaper ont été abattus (liste arrêtée au 27 mars 2026).

Le conflit s’est transformé ainsi en un échange prolongé et intense de frappes stratégiques : l’Iran a réussi à percer les défenses aériennes israéliennes à Dimona et à Arad, faisant plus de 390 victimes, tandis qu’Israël, avec l’aide décisive des États-Unis, poursuit sa campagne de frappes en profondeur avec l’élimination d’une cible de grande importance, l’amiral Ali-Reza Tangsiri, commandant de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Ces opérations de décapitations facilitées par de nouvelles technologies n’ont pas affecté l’architecture militaire iranienne, laquelle s’est révélée extrêmement flexible et resiliente. À l’opposé, des voix s’élèvent en Israël pour mettre en garde contre un effondrement militaire israélien après un mois de guerre et malgré le soutien total de la première puissance mondiale. L’épuisement des munitions en Israël est pourtant atténué par le plus grand pont aérien depuis 1945 reliant la logistique US et de l’OTAN avec celle des bases US en Israël. Le 25 mars 2026, un violent incendie se déclare dans un entrepôt à Beersheba, tout près d’une installation ultrasecrète liée au développement de têtes nucléaires israéliennes ; selon certaines informations, cette dernière aurait été touchée par un missile iranien.

Paniqué, le gouvernement israélien a approuvé la mobilisation de près de 400 000 réservistes et portera ce nombre à un demi-million d’ici la semaine prochaine.

La centrale nucléaire de Bushehr a été frappée par les forces américano-israéliennes ; l’Iran et l’AIEA ont confirmé qu’il n’y avait pas eu de dégâts immédiats ni de fuite radioactive, mais l’évacuation du personnel russe et les nouveaux avertissements lancés par le directeur général de l’AIEA soulignent l’aggravation des inquiétudes en matière de sécurité dans la région et les graves conséquences potentielles de tout dommage futur.

Plusieurs pays utilisent des drones anonymes pour frapper les pétroliers et les tankers, rendant la situation plus illisible. Des pétroliers ont ainsi été atteints par des drones en Mer noire et au large de la Libye et il est clair que ces drones kamikazes appartiennent à des pays de l’OTAN.

La base aérienne stratégique d’Al Udeid, plaque tournante essentielle du Commandement central américain, a subi des dommages suite aux frappes iraniennes, ce qui a affaibli les capacités américaines en matière de commandement, de contrôle et de logistique dans la région.

Cela compromet la capacité des États-Unis à projeter leur puissance et à réagir aux crises régionales.

Les Émirats arabes unis font toujours l’objet d’une campagne militaire directe et soutenue menée par l’Iran, caractérisée par des attaques à grande échelle utilisant des drones kamikazes, des missiles balistiques et des missiles de croisière.

Le conflit s’est intensifié, la rhétorique iranienne menaçant explicitement de lancer des attaques imminentes contre des hôtels vers où se sont rués les militaires US abandonnant les bases militaires ciblées.

Le port stratégique de Mubarak Al-Kabeer, au Koweït, a été la cible d’une attaque de grande ampleur orchestrée par l’Iran, impliquant des drones et des missiles, qui a provoqué des incendies de grande ampleur.

Cette attaque contre les infrastructures d’un État membre clé du Conseil de coopération du Golfe (CCG) constitue une escalade directe des hostilités régionales en direction de pays d’où partent les attaques US.

La suspension par Trump des frappes contre les infrastructures énergétiques de l’Iran est tactique et réponds à un double impératif : gagner du temps pour la montée en puissance du déploiement des forces amphibies dont les premières unités ont été ramenés d’Okinawa et de Sans Diego; procrastination tactique après l’épuisement des munitions sophistiquées et onéreuses en trompant la partie iranienne avec une possibilité de négociation sur fond de chantage et de manipulation des médias et des marchés boursiers.

Le Bahreïn, siège de la 5e flotte de l’US Navy, demeure le maillon faible. Le quartier de Mahazza reste au cœur d’une pression militaire iranienne soutenue et d’une répression politique interne, les attaques extérieures affaiblissant les défenses aériennes et faisant des victimes, tandis que la répression nationale contre les sentiments prétendument pro-iraniens attise les troubles internes. Le 27 mars 202 la mort en détention du détenu Sayed Mohammed Al-Musawi, qui aurait été torturé en raison de ses opinions politiques et de son soutien à l’Iran, a déclenché des manifestations contre le gouvernement et la présence américaine.

L’Iran vient de dévoiler une nouvelle arme autonome destinée à cibler l’infanterie et les blindés ennemis.
Alors que les Américains continuent de renforcer leurs effectifs, une opération de débarquement semble désormais inévitable.
Les Iraniens ont de nouveau brandi leur nouvelle arme : une version nationale du drone suicide « Spring Knife »
Ce petit engin est plus gros que le « Spring Knife », emporte plus de charge explosive et est plus meurtrier. Il est équipé d’un capteur optoélectronique pour repérer et verrouiller ses cibles, et dispose d’un rayon d’action de 20 kilomètres. Il n’aura aucun mal à attaquer l’infanterie ou à détruire des chars. On verra bientôt la réponse US face aux drones kamikazes visant l’infanterie et les blindés.

Enfin dans une initiative assez intelligente, l’Iran a associé le Liban à toute négociation avec les États-Unis. Au Sud-Liban, le Hezbollah libanais a démontré une combativité assez étonnante: le 26 mars 2026, le Hezbollah a détruit ou mis hors d’usage 21 chars de bataille lourds israéliens de type Merkava IV en une seule journée et commence maintenant à envoyer des projectiles sur une profondeur de 60 km de façon régulière. Les plans d’Israël d’occuper le Sud-Liban jusqu’au Litani et au-delà se heurtent à une équation quasiment insoluble: la mort des Chefs politiques et militaires ne supprime pas la menace mais l’aggrave. Cela signifie que tous les efforts fournis pour détruire l’Irak, l’Iran, la Syrie, le Liban, l’Afghanistan pour se restreindre à la zone géostrategique du Moyen-Orient et de l’Asie de l’Ouest n’avaient servi à rien.

Cette guerre illégale, injuste, inutile, sans objectif et fort coûteuse finira en queue de poisson. Trump aura beau mettre sa signature sur des billets de 100$ US, il demeurera dans l’histoire comme le président le plus débile qui a déclenché la guerre d’Epstein suite au chantage d’un Netanyahu archi-corrompu et criminel de guerre, poursuivi par la Cour Pénale Internationale (CPI)

Strategika510