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Bombe atomique, Diplomatie, eau lourde, Etats-Unis, Géopolitique, Heisenberg, histoire, Iran, Parallèle historique, Seconde Guerre Mondiale

Les efforts diplomatiques pour trouver une solution à la guerre majeure ont totalement échoué et nous assistons désormais à une course poursuite contre la montre.
La campagne militaire menée par les États-Unis contre les infrastructures nucléaires et militaires iraniennes se poursuit avec des frappes aériennes incessantes visant à empêcher l’Iran d’acquérir « sur le tas » une arme nucléaire- objectif désormais prioritaire, tandis que les efforts diplomatiques sont au point mort en raison d’une proposition américaine de cessez-le-feu exigeant que l’Iran remette son uranium enrichi-ce qui équivaut à une capitulation. Plus défiant que jamais, l’Iran promet de riposter aux récentes frappes américano-israéliennes contre ses sites industriels et nucléaires stratégiques.
Les recettes pétrolières iraniennes sont en forte hausse, les exportations dépassant les moyennes d’avant-guerre et le brut se négociant avec une décote réduite, tandis que le pays tire des revenus supplémentaires des droits de transit dans le détroit d’Ormuz.
La situation actuelle ressemble à un épisode oublié de la Seconde guerre mondiale.
L’une des plus grandes peurs des États-Unis et des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale était que l’Allemagne ne possède ce qu’on appelait alors les « Wunderwaffen », ou « armes miracles ». Certaines de ces armes dont on parlait étaient assez fantaisistes, comme les rayons de la mort, d’autres telles que les générateurs de tremblements de terre étaient jugés plausibles mais pas applicables. Mais la plus grande terreur des Alliés était la possibilité hautement envisageable que les Allemands fabriquent – et fassent exploser – une bombe atomique.
Dés 1938, l’Allemagne devançait de loin les autres pays dans le domaine de la recherche nucléaire. Les Allemands avaient même mis sur pied une unité scientifique spéciale dirigée par le physicien quantique Werner Karl Heisenberg afin de mettre au point une arme atomique, et avaient constitué des stocks d’uranium à cette fin. L’idée de la bombe atomique n’était pas nouvelle et certains esprits curieux en avaient trouvé l’idée primitive dans des livres anciens recopiés durant le Moyen-Âge à partir de manuscrits plus anciens évoquant ce que l’on appelle globalement l’alchimie et la transmutation des métaux, un héritage des techniques et du savoir interdit perdus de l’Antiquité.
Les Alliés étaient parfaitement conscients des efforts déployés par l’Allemagne pour mettre au point des armes nucléaires et décidèrent de saboter leurs recherches. À cette fin, le quartier général des opérations combinées mit sur pied un groupe de commandos chargés de saboter une usine de traitement d’eau lourde que les Allemands avaient prise d’assaut en Norvège. L’eau lourde revêtait une importance capitale pour les travaux de recherche menés par les scientifiques atomiques allemands. Au début de la guerre, le physicien allemand Werner Heisenberg découvrit qu’il était possible de fabriquer des bombes nucléaires à condition de disposer d’une quantité suffisante d’eau lourde, une substance utilisée pour ralentir et réguler les réactions nucléaires.
Les alliés lancèrent trois opérations pour saboter le programme atomique allemand. Il s’agit des opérations « Grouse », « Freshman » et « Gunnerside ». En 1943, une mission spéciale américaine dirigée par le colonel Pash avait capturé des scientifiques italiens et français pour connaître le degré d’avancement du programme allemand et avait conclu que l’Allemagne était en retard dans la course vers la bombe atomique et surtout par rapport au Projet Manhattan. En 1945, c’est cette mission qui découvrira le réacteur expérimental allemand près de Heidelberg et capturera des scientifiques allemands avant de les envoyer en Grande-Bretagne.
Le bombardement hier du site d’Arak d’eau lourde en Iran, un site déjà bombardé lors de la guerre de Douze jours, ainsi que du seul site de traitement de Yellowcake relèvent du même objectif. Il est désormais certain que les Iraniens cherchent par tous les moyens possibles de fabriquer une arme atomique en se basant sur leurs compétences et leurs infrastructures nucléaires. Ce qui prouve qu’ils n’ont jamais cherché à le faire avant cette guerre. Il s’agit donc d’une course-poursuite qui annonce que la guerre sera non seulement longue et complexe mais dévastatrice pour tous les belligérants.