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TÉHÉRAN (Tasnim) – Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a souligné l’urgence de faire face à l’agression militaire américano-israélienne contre l’Iran, la qualifiant de menace directe pour la civilisation humaine.
Dans un message publié samedi sur son compte X, Qalibaf a dénoncé les actions militaires des États-Unis et du régime israélien contre l’Iran, citant trois rapports de l’ONU pour illustrer leurs « crimes de guerre ».
Il souligne également l’importance de sensibiliser l’opinion publique mondiale à ces questions, arguant que cette agression est emblématique d’une menace plus large pour l’humanité.
« Si vous voulez comprendre pourquoi l’Iran se bat pour l’humanité et pourquoi Israël représente une grave menace pour la civilisation humaine, lisez ces trois rapports de l’ONU », a déclaré M. Qalibaf.
« La sensibilisation est un élément essentiel de la résistance. Ces crimes de guerre ne peuvent être décrits que d’une seule manière : “Plus qu’un être humain ne peut supporter” », a ajouté le président du Parlement.
Le premier rapport cité par Qalibaf remonte au 1er juillet 2024, dans lequel l’Assemblée générale des Nations unies a exposé la situation des droits de l’homme en Palestine et dans d’autres territoires arabes occupés.
Un résumé du rapport, intitulé « Anatomie d’un génocide », indiquait : « Après cinq mois d’opérations militaires, Israël a détruit Gaza. Plus de 30 000 Palestiniens ont été tués, dont plus de 13 000 enfants. On estime à plus de 12 000 le nombre de morts et à 71 000 celui des blessés, dont beaucoup souffrent de mutilations qui bouleverseront leur vie. Soixante-dix pour cent des zones résidentielles ont été détruites. Quatre-vingt pour cent de la population a été déplacée de force. Des milliers de familles ont perdu des êtres chers ou ont été décimées. Beaucoup n’ont pas pu enterrer ni pleurer leurs proches, contraints au contraire de laisser leurs corps se décomposer dans leurs maisons, dans la rue ou sous les décombres. Des milliers de personnes ont été détenues et systématiquement soumises à de graves mauvais traitements. Le traumatisme collectif incalculable se fera sentir pendant des générations. En analysant les schémas de violence et les politiques israéliennes dans son offensive contre Gaza, le présent rapport conclut qu’il existe des motifs raisonnables de croire que le seuil indiquant qu’Israël a commis un génocide a été atteint. L’une des principales conclusions du rapport est que les dirigeants exécutifs et militaires israéliens ainsi que les soldats israéliens ont intentionnellement déformé les principes du jus in bello, en détournant leurs fonctions protectrices, dans le but de légitimer la violence génocidaire contre le peuple palestinien. »
Le deuxième rapport, intitulé « Plus qu’un être humain ne peut supporter », date du 13 mars 2025.
Ce qui suit est un résumé du rapport, préparé par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, sur « l’utilisation systématique par Israël de violences sexuelles, reproductives et d’autres formes de violences fondées sur le genre depuis le 7 octobre 2023 » :
« La Commission d’enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël soumet au Conseil des droits de l’homme le présent document de séance sur le recours systématique à la violence sexuelle, reproductive et à d’autres formes de violence fondée sur le genre par les forces de sécurité israéliennes depuis le 7 octobre 2023. Dans ce document, la Commission examine la destruction généralisée de Gaza par Israël et la violence disproportionnée à l’encontre des femmes et des enfants résultant de la méthode de guerre d’Israël, notamment le ciblage d’immeubles résidentiels et l’utilisation aveugle d’explosifs puissants dans des zones densément peuplées. Elle décrit la destruction des Palestiniens par la violence reproductive et les préjudices résultant des attaques délibérées des forces de sécurité israéliennes contre les établissements de santé sexuelle et reproductive, ainsi que l’effondrement des infrastructures de santé à Gaza. La Commission examine également la forte augmentation des violences sexuelles et sexistes perpétrées par des membres des forces de sécurité israéliennes et des colons, en ligne et en personne, dans l’ensemble du territoire palestinien occupé, y compris les viols et autres formes de violences sexuelles. Elle examine également comment les violences sexuelles et sexistes ont pris des formes différentes lorsqu’elles ont été commises contre des membres masculins et féminins de la communauté palestinienne, dans le but de dominer, d’opprimer et de détruire le peuple palestinien en tout ou en partie. »
Le troisième rapport cité par Qalibaf remonte au 2 juillet 2025, dans lequel l’Assemblée générale des Nations unies a exposé la situation des droits de l’homme en Palestine et dans d’autres territoires arabes occupés.
Un résumé du rapport, intitulé « De l’économie de l’occupation à l’économie du génocide », indique : « Dans le présent rapport, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 examine les mécanismes des entreprises qui soutiennent le projet colonialiste israélien visant à déplacer et à remplacer les Palestiniens dans les territoires occupés. Alors que les dirigeants politiques et les gouvernements se soustraient à leurs obligations, beaucoup trop d’entités commerciales ont tiré profit de l’économie israélienne fondée sur l’occupation illégale, l’apartheid et désormais le génocide. La complicité mise en lumière par le rapport n’est que la partie émergée de l’iceberg ; il ne sera pas possible d’y mettre fin sans demander des comptes au secteur privé, y compris à ses dirigeants. Le droit international reconnaît différents degrés de responsabilité – chacun nécessitant un examen minutieux et une obligation de rendre des comptes, en particulier dans ce cas précis, où l’autodétermination et l’existence même d’un peuple sont en jeu. Il s’agit d’une étape nécessaire pour mettre fin au génocide et démanteler le système mondial qui l’a permis. »