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Le Pakistan a soumis aux gouvernements américain et iranien un plan global visant à mettre fin aux hostilités dans la région et à garantir la réouverture au trafic maritime du détroit d’Ormuz, d’une importance stratégique vitale.
Selon une source proche des négociations s’adressant à Reuters, les parties devraient parvenir à un accord sur le cadre de l’accord lundi 6 avril. Le rapport indique que le projet de texte a été préparé par le Pakistan et remis aux parties dans la nuit de dimanche à lundi.
Ce document, qui prévoit une approche en deux étapes, identifie la cessation immédiate des hostilités comme première étape, suivie de la signature d’un accord de paix permanent et global entre les parties comme deuxième étape.
« Tous les éléments doivent être finalisés aujourd’hui », a déclaré la source à l’agence, précisant que le consensus initial devrait être formalisé sous la forme d’un mémorandum par voie électronique sous la médiation du Pakistan.
Selon cette proposition, le détroit d’Ormuz sera rouvert à la navigation dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. D’après les informations obtenues par Reuters, les parties disposeront ensuite d’un délai de 15 à 20 jours pour s’entendre sur un accord plus large.
L’accord final devrait inclure l’assouplissement des sanctions contre l’Iran et le déblocage des avoirs gelés en échange d’un engagement de Téhéran à renoncer à ses activités de développement d’armes nucléaires.
Les négociations finales sur ce processus, appelé officieusement « Pacte d’Islamabad », devraient se dérouler en présentiel dans la capitale pakistanaise.
La même source a indiqué que le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, Asim Munir, est resté en contact toute la nuit avec le vice-président américain James David Vance, l’envoyé spécial Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi après la présentation du plan.
Malgré l’intensification des contacts diplomatiques, l’Iran n’aurait pas encore donné son accord officiel aux termes du cessez-le-feu. Selon certaines sources, la proposition de cessez-le-feu provisoire serait soutenue par le Pakistan, la Chine et les États-Unis.
Une proposition de solution en cinq points présentée par la Chine et le Pakistan fin mars appelait à la cessation des hostilités, à l’ouverture de pourparlers de paix, à la garantie de la sécurité des installations civiles et énergétiques ainsi que des voies maritimes, et au respect de la Charte des Nations unies.
Des articles parus dans le Wall Street Journal début avril indiquaient que les efforts de cessez-le-feu des pays de la région étaient restés sans résultat.
Cependant, le président américain Donald Trump a déclaré le 5 avril qu’un accord avec l’Iran pourrait être conclu le 6 avril. Dans une déclaration faite la veille, Trump avait donné 48 heures à Téhéran pour conclure un accord ou ouvrir le détroit d’Ormuz, menaçant l’Iran de « vivre l’enfer » dans le cas contraire.
Selon un rapport d’Axios, malgré les initiatives de négociation, les États-Unis et Israël ont préparé un plan de bombardement à grande échelle visant les infrastructures énergétiques iraniennes.
Il est indiqué que l’administration de Washington attend l’expiration du délai accordé pour les négociations. Par ailleurs, il a été rapporté que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi est également intervenue pour servir de médiatrice entre les parties, Tokyo envisageant d’établir des contacts de haut niveau avec Téhéran et d’organiser une réunion séparée avec Trump.