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Le Liban est l’épicentre d’une escalade militaire catastrophique et maximale menée par Israël, qui a fait un nombre considérable de victimes civiles, violé toutes les lois internationales, provoqué une grave crise diplomatique autour du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, entraîné des mesures de représailles de la part de l’Iran dans le détroit d’Hormuz et suscité une condamnation internationale généralisée.
Les actions d’Israël sont similaires à ceux d’un tueur en série fou furieux voulant tout détruire sur son passage sans d’autre objectif que de tuer.
Le vice-président américain JD Vance a affiché ses limitations et ce que certains analystes qualifient sans ambage d’indigence intellectuelle en evoquant une anecdote incongrue sur son épouse pour affirmer que le Liban n’avait jamais fait partie de l’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, qualifiant la conviction contraire de l’Iran de « malentendu compréhensible ». Cette affirmation met fin en théorie au cessez-le-feu. La non inclusion du Liban dans le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran met fin au principe à la stratégie de l’unité des fronts de Téhéran et isole le Sud-Liban face à la destruction et la reprise de la guerre contre l’Iran en le privant de ses alliés. Un scénario inacceptable pour Téhéran. Le ministre iranien des Affaires étrangères a affirmé que les États-Unis doivent choisir entre le maintien d’un cessez-le-feu et la poursuite de la guerre par l’intermédiaire d’Israël, faisant ainsi peser la responsabilité diplomatique sur Washington.
Dans le cadre du cessez-le-feu temporaire, l’Iran a mis en place un blocus contrôlé et monétisé du détroit d’Ormuz, limitant les transits à 12 navires par jour, soit une fraction des niveaux d’avant-guerre et imposant des péages en cryptomonnaie ou en Yuan chinois. L’Iran a publié des itinéraires alternatifs précis, confirmant le minage de certaines zones du détroit tandis qu’un nouvel incident impliquant la disparition d’un drone de surveillance MQ-4C US coûtant 200 millions de dollars US et le rejet catégorique des péages par l’UE et des pays asiatiques alliés de Washington accentuent les risques d’une nouvelle confrontation jugée inévitable.
Au cours des dernières 24 heures, un seul pétrolier et cinq vraquiers ont traversé le détroit, ce qui confirme l’arrêt quasi total des livraisons de pétrole.
Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran demeure très fragile, l’Iran imposant des restrictions sévères au trafic et des droits de passage dans le détroit stratégique d’Hormuz, ce qui contredit les déclarations de victoire des États-Unis et fait grimper les prix du pétrole, tandis que les États-Unis maintiennent et renforcent leurs forces militaires sur place et menacent de reprendre les hostilités si un « véritable accord » n’est pas pleinement respecté suivant un texte avec trois versions différentes. En réalité, les États-Unis renforcent leurs forces militaires pour reprendre la guerre imposée par Israël après une série de revers inédits.
Le marché pétrolier est en plein chamboulement. Outre le blocage du détroit stratégique d’Hormuz, les attaques « fantômes » par drones et les abordages de pétroliers suspectés de transporter du pétrole russes par les marines de guerre régulières de pays de l’OTAN mais également de mercenaires ukrainiens basés en Libye et au Soudan ont forcé la Russie a adopter une posture plis agressive: une frégate de la marine de guerre russe, l’Admiral Grigorovich, escorte activement à travers la Manche des navires identifiés comme faisant partie de la fameuse « flotte fantôme » russe — des pétroliers utilisés pour contourner les sanctions sur les exportations de pétrole.
Ce transit a lieu malgré une politique britannique déclarée, autorisée par le Premier ministre en mars 2026, visant à accorder aux forces spéciales britanniques le pouvoir de saisir de tels navires dans les eaux britanniques.
L’inaction du Royaume-Uni ou de la France face à cette menace lors du transit actuel constitue un test significatif des politiques déclarées et souligne les défis opérationnels liés à l’application des sanctions maritimes face à une puissance faisant escorter certains pétroliers par des unités navales de surface ou des sous-marins.
L’Europe de l’OTAN est confrontée à de graves tensions internes alors que les États-Unis mobilisent simultanément et massivement des moyens de frappe à longue portée, menacent de procéder à des redéploiements punitifs de forces contre des pays alliés « peu coopératifs » au sein de l’Alliance et font désormais pression sur les capitales européennes pour qu’elles s’engagent rapidement dans des plans de sécurité pour le détroit d’Hormuz, tout cela alors que la propagande israélienne sur « la complicité de l’Europe avec le régime iranien » est amplifié et reprise sans filtre aucun par l’administration Trump la rendant comme l’administration américaine la plus soumise à Israël dans l’histoire politique des États-Unis.
La Maison Blanche envisagerait un plan visant à redéployer les troupes américaines depuis des pays membres de l’OTAN jugés « peu coopératifs » vers des « alliés plus solidaires » et totalement soumis, tels que la Pologne et la Roumanie, à titre de mesure punitive liée à la guerre contre l’Iran. Le problème est que ces pays sont déjà des bases militaires US et OTAN chargées à bloc dans le cadre de la guerre en Ukraine et cette annonce semble trompeuse.
Cela n’augure de rien de bon dans les jours à venir.