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    Alors que le 2e tour de la législative partielle dans le Doubs verra s’affronter dimanche le candidat FN et le candidat PS, les cadres de l’UMP sont divisés sur la question du front républicain – AFP

Depuis l’annonce des résultats dimanche soir, les déclarations se multiplient à l’UMP, alors que le bureau politique du parti doit se réunir, mardi, afin de prendre une décision sur la question du front républicain. Tour d’horizon des différentes prises de positions.

Ceux qui ne veulent pas soutenir le PS

Considéré comme l’un des figures majeures du parti depuis son bon score lors de la présidence de l’UMP en novembre dernier , Bruno Le Maire a fait savoir qu’il rejetait l’idée d’un front républicain. « Je dis non au front républicain, ce serait dire aux électeurs du FN qu’ils ne font pas partie de la République », a-t-il déclaré.

Législative dans le Doubs : Bruno Le Maire dit… par FranceInfoLe secrétaire général de l’UMP et numéro trois du parti, Laurent Wauquiez,, a lui annoncé à l’AFP qu’il refusait d’appeler à voter pour le candidat PS face au FN dans la législative partielle du Doubs, précisant qu’à titre personnel, il voterait « blanc ». « Mes idées ne sont pas celles du Parti socialiste donc je n’appelle pas à voter socialiste (…) Je ne partage pas les idées du Front national donc je ne vote pas pour le FN », a-t-il affirmé.

Proche de Nicolas Sarkozy le député des Yvelines, Henri Guaino, est sur la même longueur d’onde. D’après lui, l’idée d’un front républicain est « une folie parce qu’il exprime le mépris des électeurs en leur donnant des consignes de votes ».

Henri Guaino : « Le front républicain est une… par franceinterL’ancien ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a lui aussi exprimé son hostilité au front républicain anti-FN. « C’est un peu compliqué, les électeurs vont avoir le choix entre le Front national et le parti qui fait monter le Front national (…) le Front national n’est pas une voie, mais le front républicain n’en est pas une autre », a-t-il estimé.

Autre ancien ministre durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani s’est également prononcé en défaveur du front républicain.

De même que le député de l’Oise, Jean-François Mancel, qui se prononce pour la « liberté de vote au 2e tour ».

Ceux qui soutiennent l’idée d’un front républicain

La numéro deux de l’UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), a elle fait savoir que si elle était « personnellement confrontée à ce choix PS/FN, je (elle) voterais(t) pour le PS », avant de préciser qu’au FN « ils ne veulent pas le débat, ils veulent notre mort ».

Même son de cloche du côté de l’ancien ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, qui a appelé à voter PS pour barrer la route au FN, ainsi que de celui du sénateur villepiniste, Jean-Pierre Grand, qui a jugé que « tout autre choix serait un message mortel de soutien aux candidats d’extrême droite ».

Le sénateur de la Moselle, François Grosd idier, et le président de la commission des lois du Sénat, Philippe Bas, sont sur la même ligne.

Ceux qui ne se sont pas prononcés

Le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, ne s’est pas encore officiellement prononcé sur la question. Mardi, le bureau politique du parti doit se réunir pour arrêter une position. Mais l’ancien président de la République aurait déjà arrêté son choix, croit savoir LeMonde.fr . « Nicolas Sarkozy veut que les électeurs soient libres de leurs choix », aurait affirmé un proche de l’ex-chef de l’Etat.

Du côté d’Alain Juppé, c’est silence radio pour le moment. Le maire de Bordeaux devait faire un point presse ce lundi à 12h, et a finalement annulé, faisant savoir qu’il ne s’exprimerait pas publiquement avant que ne se prononce le bureau politique de l’UMP. Habituellement très volubile sur Twitter, son conseiller, Gilles Boyer, ne s’est d’ailleurs toujours pas prononcé sur le sujet.

Enfin, Xavier Bertrand, qui s’est porté candidat, ce week-end, à la présidence de la grande région Nord-Pas-de-Calais – Picardie – où il défiera Marine Le Pen – n’a toujours pas affiché sa position lui non plus. Même chose du côté de Christian Jacob, le chef de file des députés UMP.

http://www.lesechos.fr