En réalité il ne s’agit pas d’une marche arrière car l’entreprise publique refuse toujours la mention « chrétiens d’Orient » sur les affiches. Le premier bandeau « Les bénéfices de ce concert seront reversés à l’oeuvre d’Orient » est accepté, tandis que le second « Pour les chrétiens d’Orient » est toujours refusé. Contacté par Le Figaro, la RATP confirme qu »il n’y aura pas la mention chrétiens d’Orient sur l’affiche ». « Nous avons préféré faire directement référence à l’association qui organise le concert » avance un responsable pour justifier ce choix.
Bien loin de s’excuser, l’organisme indique dans son communiqué que « ce dossier montre les difficultés croissantes d’appliquer les règles de neutralité et de laïcité au sein des espaces publicitaires de la RATP. »Pour répondre à ces difficultés, l’entreprise publique annonce la mise en place d' »une instance de réflexion composée de personnalités incontestables afin d’évaluer et de préciser les principes qui doivent présider à l’affichage dans les espaces publics de la RATP ».
Afin de contraindre la RATP et Métrobus à autoriser la mention « chrétiens d’Orient », la coordination des chrétiens d’orient (Chredo) avait saisi en référé le tribunal de grande instance de Paris.
Par ailleurs, le président du Sénat Gérard Larcher (UMP) avait annoncé hier que le Sénat allait auditionner des responsables de la RATP.Larcher demandait à la RATP de revenir sur sa décision et de rétablir l’affiche telle qu’elle se présentait initialement. Il demandait aussi à l’État, « au titre de sa tutelle sur la RATP, de mener l’enquête sur les circonstances ayant conduit à une telle décision absurde et sans fondement ».