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Au lendemain du rejet massif par les Grecs du plan de sauvetage de ses créanciers, le couple France-Allemagne, qui représente les deux principales économies de la zone euro, laisse la « porte ouverte aux discussions », mais dit attendre des propositions sérieuses d’Athènes.

Le président français, François Hollande, et la chancelière allemande, Angela Merkel, étaient réunis lundi pour tenter d’harmoniser leurs positions avant le sommet de l’Eurogroupe à Bruxelles demain.

« Il revient maintenant au gouvernement d’Alexis Tsipras de faire des propositions sérieuses, crédibles, pour que [sa] volonté de rester dans la zone euro puisse se traduire. » — Le président français François Hollande

Mais selon Angela Merkel, pour l’instant, les conditions d’un nouveau plan de sauvetage de la Grèce sont loin d’être réunies.

Non à la réduction de la dette, dit Berlin

Les Allemands, qui ont jusqu’ici privilégié la ligne dure en montrant qu’ils peuvent s’accommoder d’une sortie de la Grèce de la zone euro, laissent maintenant entendre qu’une reprise des négociations est possible. Mais la réduction de la dette, comme le souhaite Alexis Tsipras, n’est pas à l’ordre du jour, préviennent-ils, tout en ouvrant la porte à une éventuelle aide humanitaire au pays en crise.

Angela Merkel a souligné qu’il fallait attendre « la réaction des 18 autres pays » de la zone euro, car « ça aussi, c’est la démocratie ».

Parmi eux, l’Espagne et l’Italie sont prêtes à de nouvelles négociations et même à un troisième plan de sauvetage, alors que la Slovaquie envisage déjà la sortie de la Grèce de la zone euro.

Le chef de l’Eurogroupe et ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, a affirmé lundi que la victoire du non au référendum en Grèce « ne rapproche pas [l’Europe] d’une solution » avec Athènes; au contraire, « elle rend les choses plus difficiles ».

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