Régionales: la fin d’une campagne tendue

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Louis Colart

Les candidats sont contraints au silence médiatique jusqu’à la fin du vote ce dimanche.

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Marine Le Pen, candidate dans le Nord, et Marion Maréchal-Le Pen, candidate en Paca. © Photo News
    Marine Le Pen, candidate dans le Nord, et Marion Maréchal-Le Pen, candidate en Paca. © Photo News

Voilà, c’est la fin. La fin du tourbillon politique qui secouait la France ces dernières semaines. Ou, du moins, une pause avant la proclamation des résultats, dimanche soir.

Fin de la campagne ce vendredi

En effet, ce vendredi à minuit s’achève la campagne d’entre-deux tours de l’élection régionale. Tout candidat surpris à distribuer des tracts, répondre à une interview ou twitter « votez pour moi »… serait sévèrement puni. Une pause prévue par le code électoral, juste avant l’élection, pour permettre aux Français de voter sereinement.

Pour cette raison, samedi, le cirque politique sera mis en sourdine. Avant l’explosion de dimanche.

Cette dernière semaine, la campagne s’est considérablement durcie. Entre Christian Estrosi, accusant sa rivale Marion Maréchal-Le Pen de perpétuer « l’héritage antisémite » de Jean-Marie Le Pen , et Claude Bartolone qualifiant Valérie Pécresse de candidate défendant « la race blanche » , la tension est montée de plusieurs crans.

Dans le Grand Est, c’est le candidat ex-socialiste qui a défrayé la chronique. Contre l’avis du PS et les consignes de «  barrage républicain  », Jean-Pierre Masseret a maintenu sa candidature au deuxième tour. Les électeurs devront choisir entre la droite, la gauche et le FN.

Notre dossier pour comprendre les enjeux

Quels sont les enjeux ? Le score du FN, évidemment. Le parti d’extrême droite pourrait enlever jusqu’à trois régions. Une perspective qui propulserait idéalement Marine Le Pen, elle-même candidate dans le Nord, sur la route de l’Élysée. Mais le Front national pourrait aussi sortir « bredouille » de ces élections, malgré des scores très élevés et de nombreux conseillers régionaux élus.

Scrutin à haut risque pour Claude Bartolone en Ile-de-France, ici accompagné du Premier ministre Manuel Valls. © AFP
Scrutin à haut risque pour Claude Bartolone en Ile-de-France, ici accompagné du Premier ministre Manuel Valls. © AFP

C’est bien l’enracinement profond du vote FN qui constitue l’enseignement principal de ces régionales. Si le passage à un paysage politique tripartisan a été entamé dès 2012, s’est renforcé lors des départementales et des européennes, il est aujourd’hui acté. Un parti d’extrême droite porté par des personnalités assez différentes, de l’énarque Florian Philippot, candidat dans le Grand Est, à la jeune et très droitière Marion Maréchal, qui se présente en Paca .

Dimanche, on scrutera également de près le résultat en Ile-de-France, ou le duel droite/gauche s’annonce des plus serrés .

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