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Benyamin Nétanyahou et Federica Mogherini devant les drapeaux d'Israël et de l'Union européenne

Le premier ministre d’Israël, Benyamin Nétanyahou, interpelle la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, lors d’une conférence de presse commune à Bruxelles. Photo : Reuters/Francois Lenoir

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a une nouvelle fois salué lundi à Bruxelles la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, et il dit s’attendre à voir la plupart des États membres de l’Union européenne (UE) adopter une position similaire.

Radio-Canada avec Reuters, Associated Press et La Presse canadienne

Mais lors d’une rencontre à huis clos avec lui, aucun des chefs de la diplomatie des pays de l’UE n’a apporté son soutien à l’initiative de la semaine dernière du président américain, a déclaré la ministre suédoise Margot Wallstrom.

Pour le premier ministre israélien, la décision de Donald Trump de rompre avec la position de ses prédécesseurs sur le statut de Jérusalem est de nature à contribuer à la paix au Proche-Orient.

« Cela rend la paix possible parce que reconnaître la réalité est la substance de la paix, le fondement de la paix », a déclaré Benyamin Nétanyahou devant la presse.

Il y a aujourd’hui un effort de l’administration américaine pour promouvoir une nouvelle proposition de paix.

Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien

La représentante de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a rappelé que l’UE restait fidèle au « consensus international » sur la question de Jérusalem, qui n’est pas reconnue comme capitale d’Israël.

Les Européens vont poursuivre leurs efforts en faveur de la paix et des entretiens auront lieu en janvier avec Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne.

L’annonce du président américain a provoqué des réactions parfois violentes et la venue de chef du gouvernement israélien à Bruxelles a suscité une manifestation hostile.

Mahmoud Abbas en tournée

De son côté, le président de l’Autorité palestinienne a entamé lundi au Caire un déplacement visant à amener les alliés des Palestiniens à réagir fermement à la décision américaine.

Mahmoud Abbas a rencontré le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, puis a été reçu par le président égyptien, Abdel Fattah al Sissi.

Réunis ce week-end, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont exhorté les États-Unis à revenir sur leur décision, la considérant comme une « violation dangereuse » du droit international.

Le porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Rdainah, a expliqué lundi à l’agence de presse officielle palestinienne Wafa qu’il fallait que « les Arabes et les Palestiniens prennent des mesures osées dans la phase à venir ».

Front commun Ankara-Moscou

Le président russe a critiqué la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain, prévenant que cela pourrait déstabiliser la région et faire dérailler le processus de paix au Proche-Orient.

Au terme d’une tournée éclair qui l’a mené lundi dans une base militaire russe en Syrie, puis au Caire et à Ankara, Vladimir Poutine a affirmé que la décision de l’administration de Donald Trump aurait pour effet de « déstabiliser une situation déjà difficile dans la région ».

Il a ajouté que cela pourrait même « mettre fin aux chances [de succès] du processus de paix israélo-palestinien ».

Moscou estime que le statut de Jérusalem ne peut être déterminé que par des discussions entre Israéliens et Palestiniens conformément aux résolutions des Nations unies, a souligné M. Poutine.

En conférence de presse à Ankara avec son homologue russe, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que la Turquie et la Russie partageaient le même point de vue quant à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les États-Unis.

M. Erdogan a accusé Israël de se servir de la position de l’administration Trump pour accroître « la pression et la violence » envers les Palestiniens.

Des Palestiniens observent les résultats d'un bombardement aérien effectué par Israël contre des positions du groupe militant Hamas dans la bande de Gaza.

Israël a mené une série de frappes contre des positions du Hamas, dans la bande de Gaza. Photo : Reuters/Mohammed Salem

Autre tir de roquette

L’armée israélienne a annoncé avoir intercepté une roquette tirée à partir de la bande de Gaza, lundi soir, quelques heures après qu’Israël eut bombardé des positions militaires du groupe extrémiste Hamas, en riposte à un autre tir de roquette, plus tôt dans la soirée.

On ne rapporte aucun dégât ou blessé après l’interception réalisée par le système de défense antimissile d’Israël.

Peu de temps après le plus récent tir, un char israélien a répliqué en bombardant une position du Hamas dans le nord de la bande de Gaza.

Plus tôt dans la journée, des avions et des chars israéliens ont pilonné le territoire côtier après le tir d’une roquette en direction du sud d’Israël.

Depuis vendredi dernier, une série d’échanges transfrontaliers ont fait au moins quatre morts chez les Palestiniens.

Les frappes de lundi surviennent une journée après qu’Israël eut annoncé avoir détruit un tunnel du Hamas s’infiltrant sur plusieurs centaines de mètres en territoire israélien. Le groupe extrémiste a menacé Israël d’un « lourd tribut à payer » pour cette démolition.