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Fabien Dabert,

Le remaniement reporté ! Les raisons officielles, les raisons officieuses REMANIEMENT MINISTERIEL – L’Elysée a annoncé qu’il n’y aurait pas de remaniement ministériel avant le retour d’Emmanuel Macron en Arménie vendredi. Le président et son Premier ministre n’ont pas réussi à se mettre d’accord.

L’Elysée a fait savoir que le remaniement ministériel n’aura pas lieu avant vendredi soir. Emmanuel Macron part en Arménie ce mercredi à la mi-journée et y sera en déplacement officiel pendant 48 heures. « Le président souhaite prendre tout le temps nécessaire, dans le calme, le professionnalisme et le respect des personnes, à la composition d’une équipe cohérente et de qualité au service des Français », a justifié l’Elysée.

Il semble que l’exécutif butte encore sur le nom du remplaçant de Gérard Collomb. Alors le président et le Premier ministre prennent leur temps, conscients que ce remaniement gouvernemental cristallise les enjeux : il faut montrer qu’ils tiennent bien leur équipe, après deux démissions de ministres d’Etat qui ont défié leur autorité. C’est sans doute la clé de cette séquence : montrer que le président a la main. Le chef de l’Etat a martelé ce message à ses proches ces derniers jours : le remaniement interviendra quand il l’aura choisi, rien ne viendra le presser ou le contraindre. « C’est moi le patron ! », aurait-il glissé à son entourage, selon Le Canard Enchaîné.

Depuis près d’une semaine, les échanges entre le président et le Premier ministre ont tourné au bras de fer : Edouard Philippe aurait proposé de faire entrer au gouvernement ou de promouvoir des personnalités de droite, comme Alain Castex ou Frédéric Péchenard pressentis à Beauvau, ce qu’aurait refusé le président. Ce dernier voulait Christophe Castaner au ministère de l’Intérieur, ce qu’aurait refusé Edouard Philippe.

En marge du conseil des ministres, les services de l’Elysée, pressés par les journalistes, ont donné quelques précisions sur le remaniement qui se prépare. « Il y aura des entrants, des sortants, certains changeront de job à l’intérieur du gouvernement », indique le palais présidentiel, qui ajoute que des « redécoupages de portefeuilles » sont tout à fait possible, tout comme des permutations de poste entre ministres déjà en place.

Alors que le remplacement de Gérard Collomb semble être au coeur des désaccords entre l’Elysée et Matignon, c’est un ancien ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, qui critique sévèrement la gestion de cette crise politique. Sur Europe 1, ce proche de Nicolas Sarkozy évoque un « désordre institutionnel et une pagaille politique », qui pointe le « total isolement et la solitude » du président de la République. « S’il voulait entrer dans le livre des records, c’est fait mais pas de la manière la plus glorieuse », ajoute-t-il, commentant cette période de flottement et le nombre de ministres démissionnaires – 7 au total – depuis le début du quinquennat.

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