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Le président LR de la région Paca a promis mardi de ne prendre ni ministre ni parlementaire LREM sur ses listes, mais il n’exclut pas d’accueillir des personnalités issues de la majorité si elles démissionnent de leurs fonctions nationales. Une entorse à la «clarté», selon le président du Sénat.

Par Loris Boichot

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Renaud Muselier, Sophie Cluzel, Gérard Larcher (de gauche à droite). Photos Reuters/Montage Le Figaro

Le brouillard n’est pas totalement dissipé autour de Renaud Muselier. Le président sortant de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a certes promis mardi de ne prendre aucun ministre ni parlementaire de La République en marche (LREM) sur ses listes, ce qui lui a permis d’obtenir le soutien – plutôt que l’investiture – du parti Les Républicains (LR) en vue des élections régionales de juin. Mais il se dit prêt, dans une forme d’alliance implicite, à accueillir des personnalités issues de la majorité si elles démissionnent de leurs fonctions nationales. À découvrir

«Il n’y a jamais eu d’accord avec LREM», a insisté l’élu Marseillais mardi sur France 2, tout en précisant que la secrétaire d’État aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel, cheffe de file de LREM dans la région, pourrait le rejoindre si elle quitte du gouvernement. «Si Mme Cluzel veut démissionner, apporter ses compétences de responsable des handicapés pour le redémarrage de la région, je prends les compétences d’où qu’elles viennent, comme je l’ai fait pendant toute cette période de crise», a indiqué Renaud Muselier, en revendiquant une démarche d’ouverture locale.

«La clarté, ce n’est pas des manœuvres»

«Non. La clarté, ce n’est pas des manœuvres», a rétorqué plus tard sur France Info Gérard Larcher, interrogé sur cette déclaration. Le président (LR) du Sénat renvoie au communiqué de LR publié mardi soir, après trois jours de crise déclenchés par le retrait de la liste LREM en Paca au profit de Renaud Muselier – une décision annoncée par le premier ministre dans Le Journal du Dimanche. «Il ne peut y avoir aucun accord, à quelque niveau que ce soit, avec LREM», a indiqué la commission nationale d’investiture du parti.

L’exercice de «clarification» vanté par des dirigeants de LR a toutefois été parasité par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, qui a assuré au même moment, sur LCI, qu’il y aurait «bien sûr» des candidats LREM derrière Renaud Muselier. Le Marseillais doit achever le périlleux exercice de compositions des listes le 17 mai au plus tard, date butoir pour les déposer en préfecture avant le scrutin des 20 et 27 juin.

Le Figaro