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Français de l'étranger, législatives 2022, NUPES, pro-Macron
AFP
La Nupes est parvenue à placer ses candidats en tête dans deux des onze circonscriptions de l’étranger, et à décrocher la deuxième place presque partout ailleurs.
Les candidats de la macronie sont arrivés majoritairement en tête dimanche dans les votes des Français de l’étranger au 1er tour des législatives, à l’exception notable de Manuel Valls, éliminé dès le premier tour, dépassé par le candidat de la Nupes, l’alliance de gauche qui a réalisé une belle performance.
«Je prends acte des résultats (…) Si la dissidence et la division ont semé la confusion, je ne peux pas ignorer mon score et le fait que ma candidature n’a pas convaincu», a déclaré l’ancien Premier ministre sur Twitter, avant même que les résultats officiels ne soient publiés par le ministère des Affaires étrangères, et en référence au député sortant et candidat dissident Stéphane Vojetta, arrivé 2e. «Il m’appartient lucidement d’en tirer les conséquences», a-t-il écrit, avant d’appeler à faire barrage au deuxième tour au candidat de la Nupes, Renaud Le Berre, arrivé en tête, dans cette cinquième circonscription des Français de l’étranger, qui regroupe l’Espagne, le Portugal, Monaco et Andorre et compte environ 120.000 électeurs inscrits.
Avantage à la Macronie, suivie de près par la Nupes
Dans les onze circonscriptions des Français de l’étranger, la Nupes est parvenue à placer ses candidats en tête dans deux d’entre elles, et à décrocher la deuxième place presque partout, à l’exception de la 8e circonscription qui regroupe les Français vivant dans huit pays du pourtour méditerranéen, dont l’Italie et Israël. Dans cette circonscription, le député sortant Meyer Habib, candidat de l’UDI, est arrivé en tête.
Dans la 1ère circonscription, qui regroupe les Français d’Amérique du Nord, Roland Lescure, député sortant de la macronie, est arrivé en tête, mais il est talonné par la candidate de la Nupes, Florence Roger.
Dans la 6e (Suisse), le député sortant, Joachim Son-Forget, élu en 2017 pour la République en marche, a été éliminé. En rupture avec son parti et au centre de multiples polémiques, il a été largement écarté par les électeurs au profit de Marc Ferracci, économiste proche du président Emmanuel Macron.
Les Polynésiens, qui votaient dès samedi, ont eux aussi placé en tête les candidates investies par la majorité présidentielle dans la première (Nicole Bouteau, 41,9%) et la deuxième circonscription (Tepuaraurii Teriitahi, 33,2%). Dans la troisième circonscription, c’est en revanche le sortant Moetai Brotherson, qui siégeait avec les communistes à l’Assemblée, qui est arrivé en tête (34,2%), deux points devant le candidat macroniste.