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Les ministres ont demandé à la communauté internationale d’œuvrer vers la solution des deux Etats conformément à la légitimité internationale et aux lignes du 4 juin 1967.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, dirige une réunion avec des ministres de Jordanie, d’Arabie saoudite, du Qatar et des Emirats arabes unis. Photo : AFP

L’Egypte, l’Arabie saoudite, la Jordanie, le Qatar et les Emirats arabes unis, ainsi que le secrétaire général du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine et le secrétaire général de la Ligue arabe, ont annoncé, samedi 1 février, leur rejet de toute forme de déplacement du peuple palestinien hors de son territoire.

A l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des six pays, les participants ont adopté un communiqué conjoint par lequel ils ont réitéré leur refus des tentatives « de déplacement des Palestiniens ou encourageant leur transfert ou leur déracinement de leurs terres de quelque manière que ce soit, sous quelque circonstance ou justification » et que cela « menace la stabilité dans la région et compromet les chances de paix et de coexistence entre les peuples ».

Ils ont rejeté toute « atteinte aux droits inaliénables » des Palestiniens, que ce soit par « la colonisation, l’expulsion, la démolition de maisons, l’annexion ou le dépeuplement ».

Le communiqué, qui comprend sept points, a salué l’accord de cessez-le-feu et le rôle des médiateurs tout en exprimant leur aspiration à « travailler avec l’Administration du président américain, Donald Trump, pour parvenir à une paix juste et globale au Moyen-Orient, conformément à la solution des deux Etats ».

Cette réunion arrive suite aux déclarations répétitives de Trump proposant le déplacement des Palestiniens vers les pays voisins, notamment l’Egypte et la Jordanie. Une idée qui a été vivement rejetée par les deux pays.

Les participants ont insisté sur le retrait complet des forces israéliennes et le rejet de toute tentative de diviser la bande de Gaza, et sur le fait d’œuvrer pour permettre à l’Autorité palestinienne d’assumer ses fonctions dans la bande de Gaza car celle-ci fait partie du territoire palestinien occupé avec la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

Ils ont salué l’initiative de l’Egypte d’organiser, en coopération avec les Nations-Unies, une conférence internationale pour la reconstruction de la bande de Gaza, appelant la communauté internationale et les donateurs à contribuer à cet effort.

De même, ils ont demandé à la communauté internationale de mettre en œuvre la solution des deux Etats qui comprend un « Etat palestinien sur l’ensemble de son territoire national et dans le contexte de l’unité de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, conformément à la légitimité internationale et aux lignes du 4 juin 1967 ».

Les représentants des six pays ont aussi souligné l’importance du rôle de l’UNRWA et leur rejet total de toute tentative visant à limiter son rôle, deux jours après qu’Israël ait rompu tous ses liens avec l’agence onusienne.

Al Ahram