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TEHRAN-(MNA) – Le vice-président Javad Zarif a déclaré qu’il avait démissionné sur les conseils du chef du pouvoir judiciaire afin d’alléger la pression sur l’administration du président Masoud Pezeshkian.

Le vice-président Javad Zarif a déclaré qu’il avait démissionné sur les conseils du chef du pouvoir judiciaire afin d’alléger la pression sur l’administration du président Masoud Pezeshkian.

Dans un message publié sur son compte X tôt lundi, M. Zarif a écrit qu’il avait rendu visite au chef du pouvoir judiciaire, Gholam-Hossein Mohseni Ejei, à l’invitation de ce dernier, samedi. Lors de cette rencontre, le chef du pouvoir judiciaire lui a conseillé, compte tenu de « la situation du pays, de retourner [enseigner] à l’université pour éviter d’accroître la pression sur l’administration ».

M. Zarif a déclaré qu’il avait immédiatement suivi ce conseil parce qu’il avait toujours voulu être « une aide et non un fardeau ».

Il a ajouté qu’il espérait qu’en quittant l’administration, ceux qui entravaient la réalisation de « la volonté du peuple et le succès de l’administration » seraient privés d’excuses.

« Je reste fier d’avoir soutenu le vénérable Dr. Pezeshkian et je lui souhaite le meilleur, ainsi qu’aux autres vrais serviteurs du peuple », a-t-il déclaré.

Dimanche en fin de journée, des sources ont indiqué à l’IRNA que M. Zarif avait présenté sa démission au président, qui n’a pas encore fait de déclaration officielle à ce sujet.

Depuis qu’il a été nommé vice-président, M. Zarif a subi les foudres d’un groupe de législateurs au Parlement, qui ont fait valoir que sa nomination à un poste sensible était illégale parce qu’au moins l’un de ses enfants possède la nationalité américaine.

Selon la loi iranienne, les personnes qui possèdent une nationalité étrangère ou dont les membres de la famille immédiate possèdent une telle nationalité ne peuvent être affectées à des postes sensibles au sein du gouvernement iranien.

L’administration Pezeshkian a transmis au Parlement un projet de loi visant à modifier la loi afin de permettre le recrutement de personnes dont les enfants n’ont pas acquis la nationalité étrangère par choix, comme c’est le cas pour Zarif. Les enfants du vice-président sont nés aux États-Unis alors qu’il était étudiant avant d’être affecté à la mission iranienne auprès des Nations unies à New York.

Le différend n’a pas encore été résolu alors que la modification de la législation est toujours en cours et que le Guide de la révolution islamique, l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei, est réputé favorable à la réforme de la loi.

MNA