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armements, Etats-Unis, F-5, guerre contre l'Iran, pays du Golfe, SU-24

Si vous avez suivi les communiqués officiels du Pentagone ces deux derniers mois, on pourrait vous pardonner de penser que l’armée de l’air iranienne n’était pas un facteur déterminant — une collection de pièces de musée rouillant dans des abris fortifiés, prétendument « anéantie » dès les premières heures de l’opération « Epic Fury » déclenchée le 28 février 2026. Mais une enquête fracassante menée par NBC News, corroborée par plusieurs responsables américains et assistants du Congrès, brosse un tableau radicalement différent dont on avait connaissance.
La modeste aviation de guerre iranienne a osé envoyer bombardiers tactiques Su-24MK attaquer la base militaire US d’Al-Udeid au Qatar. Les deux appareils ont été abattus. Officiellement par des F-15 Strike Eagle de la coalition mais ce n’est pas du tout certain. Les débris des appareils iraniens ont bien été récupérés au large du Qatar, ce qui prouve qu’ils ont failli arriver à l’immense forteresse militaire US (qui regroupe tous les pays de la coalition), laquelle possède les plus denses défenses antiaériennes et anti-balistiques de la planète.

Au Koweït, des avions de combat iraniens ont réussi un exploit quasiment historique.
Au début de la guerre, la base militaire américaine d’Arifjan, au Koweït, a été bombardée par un bombardier tactique Su-24MK iranien ; six soldats américains ont été tués et une bombe FAB-500 est restée sur place

Dans une des premières attaques, un F-5 Tiger II iranien vieillissant a réussi à percer les défenses aériennes américaines à plusieurs niveaux et a mené un raid de bombardement sur le Camp Buehring au Koweït.
Selon les sources de NBC, c’est la première fois depuis des années qu’un avion ennemi à voilure fixe réussit à frapper une installation américaine majeure. Nous ne parlons pas d’un missile de croisière furtif ni d’un essaim de drones à faible observabilité ; nous parlons d’un chasseur léger des années 1960 jouant le rôle de David qui a réellement réussi à porter un coup à Goliath.
Les coûts de réparation pourraient s’élever à plusieurs milliards de dollars, et ces attaques auraient eu lieu à plusieurs reprises plutôt que de constituer un incident isolé.
Cette révélation remet en cause les évaluations précédentes concernant la sécurité des bases américaines dans la région et laisse entendre que la capacité de l’Iran à menacer les ressources déployées sur le terrain était bien plus importante qu’on ne le pensait.
Ces attaques remettent en doute la version officielle du tir ami koweïtien ayant abattu trois avions de combat F-15 Strike Eagle de l’US Air Force puisque ni les défenses aériennes américaines ni celles de l’État hôte, en l’occurrence le Koweït, n’avaient réussi à intercepter les vieux F-5 iraniens.
Les F-5 iraniens ont a adopté un profil d’attaque qui a contourné l’architecture défensive US, qui a coûté des milliards de dollars. Les batteries Patriot sont optimisées pour les trajectoires balistiques à haute altitude et les scénarios de raids complexes. Or ces antiquités volantes sont arrivées à basse altitude et à grande vitesse, tirant parti des limites de la portée radar et de ce qu’une source a qualifié de « fenêtre d’alerte réduite ». Ils ont mené ce qui a été décrit comme une attaque à la « bombe non guidée » contre une base qui constitue le point névralgique logistique des opérations du CENTCOM et au moins un de ces appareils a touché la cible de plein fouet causant des pertes considérables.
Trump continue d’affirmer que les capacités militaires de l’Iran ont été « complètement décimées », que l’aviation iranienne n’existe plus et que la marine a été envoyée au fond de la mer. Pourtant, NBC révèle que l’administration a expressément demandé à des sociétés de satellites commerciaux telles que Planet Labs de ne pas diffuser d’images des bases endommagées. Si les dégâts étaient aussi insignifiants que le prétend la Maison Blanche, pourquoi ce black-out médiatique ? Les assistants républicains du Congrès seraient furieux et auraient déclaré aux journalistes, à titre officieux : « Personne ne sait rien. Et ce n’est pas faute d’avoir demandé. »
En lisant entre les lignes de l’enquête de NBC, et à la lumière d’une évaluation alarmante de l’American Enterprise Institute (AEI), on constate que les dégâts vont bien au-delà de simples cratères superficiels sur les pistes. Les frappes auraient touché plus de 100 cibles réparties sur près d’une douzaine de bases dans sept pays : le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, l’Irak et l’Arabie saoudite. Et encore ceci est une évaluation sous-estimée car les dégâts sont infiniment plus importants. Il aura fallu qu’un militaire américain fasse une œuvre artistique sur une base US en Jordanie pour savoir que cette dernière a subi une centaine d’attaques iranienne durant la guerre dont entre 77 et 87 attaques de drones.
De source publique, la liste des cibles comprendrait des systèmes radar avancés AN/FPS-132, des nœuds de communication par satellite, ainsi qu’une frappe iranienne décisive contre le quartier général de la cinquième flotte américaine à Bahreïn. Sur le tarmac, les pertes sont lourdes : des moyens d’une valeur moyenne à élevée, notamment des drones MQ-9 Reaper, des hélicoptères, des avions ravitailleurs en vol KC-135 et même deux précieux avion AWACS E-3G Sentry — détruits au sol à la base aérienne Prince Sultan en Arabie saoudite — sont déclarés irrécupérables. L’AEI estime que les réparations des infrastructures à elles seules dépasseront les 5 milliards de dollars, un chiffre qui ne couvre même pas le coût de remplacement des équipements électroniques radar et des avions haut de gamme détruits.
La ligne officielle du Pentagone reste que les forces US et alliées sont « pleinement opérationnelles », mais les briefings classifiés dépeindraient une situation de paralysie opérationnelle au sein de l’ensemble de l’architecture déployée sur le terrain. Le fait que l’Iran ait réussi à mener des sorties aériennes avec des appareils pilotés, alors qu’il était censé avoir été ramené à l’âge de pierre, prouve que la campagne de bombardements stratégiques, menées à coups de centaines de munitions rares et de très grande valeur, n’a pas réussi à neutraliser les capacités conventionnelles asymétriques — et étonnamment résistantes de l’Iran.
Cela explique le cessez-le-feu, le blocus inversé du détroit d’Hormuz pour tenter d’étrangler l’Iran et les intenses préparations US pour reprendre les hostilités après avoir tout essayé et gaspillé énormément de munitions.
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