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AIE, Banque mondiale, conflit itan-Etats-Unus, crise mondiale du carburant, détroit d'Ormuz, FMI

Dans une déclaration commune publiée le 29 mai, les quatre grandes institutions internationales tirent la sonnette d’alarme. Selon elles, la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran provoque une chute record des réserves de pétrole et menace de déstabiliser durablement l’économie mondiale à l’approche de l’été.
Le monde pourrait être confronté à une crise énergétique en raison de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, ont averti, dans une déclaration commune publiée le 29 mai, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Ces organisations ont souligné que, selon leurs estimations, les réserves mondiales de pétrole diminuent à un rythme record suite à la chute des approvisionnements transitant par le détroit d’Ormuz, dans le contexte du conflit au Moyen-Orient. Si la circulation des navires n’est pas rétablie, la poursuite de l’épuisement des stocks à l’approche du pic de la demande estivale créera des risques croissants pour la sécurité énergétique, la situation sur les marchés et l’économie mondiale.
Le communiqué a également souligné la hausse des prix des carburants et des engrais. Selon les estimations des organisations, les conséquences de la guerre américano-israélienne contre l’Iran affectent déjà de manière disproportionnée les pays les plus vulnérables, menaçant la sécurité alimentaire, l’emploi et les revenus de la population.
Cette déclaration résulte de la réunion qui s’est tenue le 28 mai dans le cadre du groupe de coordination de haut niveau, créé en avril afin d’optimiser l’efficacité des mesures prises par les organisations pour faire face aux conséquences énergétiques, commerciales et économiques de la guerre au Moyen-Orient.
Les États-Unis et l’Iran discutent de la signature d’un mémorandum sur un futur accord de paix, mais l’administration américaine n’a pas encore pris de décision à ce sujet. Les tensions ne faiblissent pas pour autant, les deux parties ayant à nouveau échangé des frappes. Les forces américaines ont attaqué des infrastructures iraniennes, notamment le port de Bandar Abbas, tandis que Téhéran a riposté en frappant une base américaine au Koweït.
La situation est aggravée par des divergences persistantes : Téhéran exige la levée d’une grande partie des sanctions et la restitution d’actifs gelés se chiffrant en milliards de dollars, tandis que Washington insiste pour que l’Iran se débarrasse de ses stocks d’uranium enrichi. Selon les médias, cette dernière exigence pourrait impliquer l’envoi de ces stocks aux États-Unis ou dans un autre pays, ou leur destruction en Iran, mais la solution finale reste incertaine.