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TÉHÉRAN, 1er septembre (MNA) – Les chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ont condamné, dans une déclaration commune, la guerre d’agression américano-israélienne contre l’Iran, avertissant que ces actions constituaient une grave menace pour la paix internationale.

La Déclaration de Bichkek a réaffirmé la « position des États membres condamnant les frappes militaires sur le territoire de la République islamique d’Iran, qui ont fait de nombreuses victimes civiles et causé des dommages considérables à l’économie du pays ».

« De telles actions violent les principes et les normes du droit international ainsi que la Charte des Nations unies et font peser de graves risques sur la paix, la sécurité et la stabilité internationales », indique-t-elle.

Ce sommet, qui s’est tenu dans la capitale kirghize, a marqué le 25e anniversaire de ce bloc régional et a mis en évidence son influence croissante en tant que contrepoids de taille aux institutions mondiales dominées par l’Occident.

Il a réuni des dirigeants de toute l’Eurasie, notamment le président russe Vladimir Poutine, le président chinois Xi Jinping, le président iranien, ainsi que les dirigeants de l’Inde, du Pakistan et de la Turquie.

Sur le plan économique, la Déclaration de Bichkek a défini une initiative concertée visant à réformer l’architecture financière internationale.

Les États membres ont officiellement condamné le recours à des mesures coercitives unilatérales dans l’économie mondiale, une référence directe à l’utilisation généralisée des sanctions occidentales, tout en plaidant en faveur d’un système financier plus équitable et multipolaire qui réduise la dépendance vis-à-vis des monnaies de réserve traditionnelles.

Abordant les cadres de sécurité mondiaux, le document a souligné que les nations ne devaient pas exploiter les organisations terroristes et extrémistes à des fins géopolitiques, appelant à mettre fin aux deux poids deux mesures dans les efforts internationaux de lutte contre le terrorisme.

La déclaration a également clarifié explicitement la posture stratégique de l’organisation, soulignant que l’OCS n’est ni un bloc militaire ni un bloc politique et qu’elle ne vise aucun État tiers ni aucune organisation internationale.

L’accord signé a également abordé les nouveaux domaines de sécurité et les récits historiques. Les États membres ont réaffirmé la nécessité de préserver l’espace extra-atmosphérique de toute présence d’armes, exhortant la communauté internationale à finaliser un traité juridiquement contraignant visant à empêcher une course aux armements spatiale.

En outre, les dirigeants se sont fermement engagés à préserver la mémoire historique de la Seconde Guerre mondiale et à lutter activement contre la falsification de ses résultats.

Cette réunion s’est déroulée dans un contexte de tensions géopolitiques intenses, quatre ans et demi après le début du conflit en Ukraine et six mois après le début de la guerre en cours contre l’Iran.

Au cours de la cérémonie, le comité d’organisation a annoncé qu’outre la Déclaration de Bichkek, les États membres avaient signé 27 documents stratégiques supplémentaires.

Parmi ceux-ci figuraient notamment des règlements instituant le Centre universel de lutte contre les défis et les menaces pesant sur la sécurité des États membres de l’OCS, ainsi qu’un plan d’action global 2026-2030 pour le développement des ports et des centres logistiques à l’échelle du bloc.

Le président Masoud Pezeshkian est arrivé lundi à Bichkek pour assister au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai et de « Shanghai Plus », où il doit prononcer un discours et tenir des réunions bilatérales.

À son arrivée, M. Pezeshkian a été accueilli par le vice-président du Conseil des ministres du Kirghizistan. Sa visite de deux jours était consacrée au sommet des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai et de « Shanghai Plus ».

MNA